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Yarol Poupaud dévoile son album éponyme

Yarol Poupaud dévoile son album éponyme

Yarol Yarol Style : Rock Sortie : 01/02/2019

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Malgré quelques piliers qui tiennent encore bon la barre, le rock tricolore a, il faut bien l’avouer, globalement perdu ces dernières années la visibilité acquise naguère. Fort heureusement la France n’a pas totalement baissé pavillon dans ce domaine et l’album fraîchement débarqué de Yarol Poupaud abonde en ce sens. Longtemps dans l’ombre de Marco Prince et plus tard du Taulier, Yarol a cette fois décidé d’entrer dans la lumière et dieu qu’il a bien fait ! Tel un shaker, le parisien a mélangé nombre de ses influences pour nous offrir cette opus qui sonne comme une véritable cure de jouvence pour le rock’n’roll.

Le rock franc aux sonorités ardentes de Yarol Poupaud

D’entrée de jeu nous sommes happés par le très rythmé Sale. Titre offert par Benjamin Biolay (actuellement en tournée avec un autre membre de la famille), ces sonorités ardentes nous faisant instantanément sentir que nous avons frappé à la bonne porte. Impression confirmée avec Boogie with you, single des plus efficaces qui nous avait convaincu d’aller applaudir Yarol Poupaud sur scène à Santes il y a quelques mois (pour notre plus grand plaisir).

Tout l’album va ainsi osciller entre rock franc, tempos rentre-dedans et mouvements plus langoureux. What Am I Supposed to Do ? nous expédie directement au temps de Santana et des arpèges funky hérités des années 70, bien aidé en cela par l’orgue et les bongos. Impossible de ne pas se déhancher sur un titre qui donne autant la pêche, idem pour Girls clairement calibré pour mouvoir nos bassins.

Un album intense aux multiples sources d'inspiration

Et que dire d’un No Filter, diablement actuel avec son flow électro qui ferait pâlir les plus grands noms du rock US trustant les charts mondiaux. 3 minutes 30 d’un groove intense qui a tout pour devenir un standard. S’en suivent quelques pistes mettant au jour les multiples sources d’inspiration du guitar hero ; Trouble on the Wire nous renvoie vers les ballades suaves d’un Lenny Kravitz, Bad Habit vers l’inventivité débordante d’un Prince et plus tard Wrong Way to Win ne peut faire l’économie d’une référence à Jimi Hendrix.

Mais avant cela, Yarol Poupaud termine de nous enthousiasmer avec tout d’abord The End of the World, là aussi une masterpiece. Slow qui pourrait être le fruit d’une rencontre entre Chris Isaak et les Pixies, on frissonne devant la beauté d’un morceau aussi délicat, sublimé par la voix du parisien.

Et comme si cela ne suffisait pas, le parisien remet une couche de watt avec un Runaway enivrant à souhait qui ferait même headbanger un mort. Comme le disait Philippe Manœuvre dans une vidéo promotionnelle, « voilà un album qui rend service au rock ». On ne peut que valider devant ce flot d’énergie. La fin de l’album confirmera cette impression que les amateurs du genre ne pourront passer à côté d'un opus si réussi. Il y en a clairement pour tous les goûts, aussi bien pour les néophytes qui prendront plaisir à découvrir que pour les élitistes qui y trouveront leur compte de références.

De quoi s'offrir un avenir radieux... notamment sur scène

Outre sa guitare, Yarol Poupaud nous confirme ainsi qu’il possède décidément plus d’une corde à son arc et que malgré une carrière déjà solide, il a ici tout en main pour s’offrir un avenir radieux. Avenir qui passera forcément par la scène, lieu où excelle le frontman.

Ainsi, pour l’avoir vécu, on ne peut que vous conseiller d’aller transpirer avec Yarol notamment au Poche de Béthune le 25 avril prochain où vous prendrez assurément une baffe. Mais une baffe composée de deux heures de rock’n’roll survolté ça vaut le coup de tendre la joue. Alors pas une minute à perdre, foncez !

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