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Yarol + The Jefferson Slim Sheik Experience à l’Espace Agora de Santes

Ayant pour tradition de s’offrir une ultime dose de rock avant les fêtes, nos guêtres nous emmènent ainsi ce soir du côté de Santes. Dans le cadre des Belles Sorties, un plateau 100% décibels nous est alors proposé avec The Jefferson Slim Sheik Experience d’abord et Yarol ensuite.

Plongée dans un univers psychédélique

Ce sont les régionaux de l’étape qui ouvrent d’ailleurs le bal dès 20h pétantes. Duo nous replongeant dans l’univers psychédélique de la fin des années 60, on rechercherait presque sur le parking où est garé le van à fleurs multicolores. Ambiance hippie accentuée par les divers symboles projetés et l’intervention d’un sitar, l’on sent aisément d’où les deux comparses puisent leur inspiration. Un moment spirituel, chamanique mais peut-être un peu trop inaccessible pour le commun des mortels.

Le temps d’une courte pause technique et nous regagnons la fosse pour applaudir l’arrivée de Yarol et son groupe. Celui dont la dernière image marquante reste sa prestation lors de l’enterrement du Taulier n’a cependant jamais laissé tomber ses projets parallèles.

Que ce soit avec Marco Prince et FFF ou avec son rock band Black Minou, l’énergie reste toujours aussi intacte, en atteste les riffs envoyés dès les premières notes du live. Aucun doute là-dessus, Mister Poupaud n’ai pas venu pour faire dans la demi-mesure.

Avec Yarol le rock francophone se porte bien

Au départ groupe de reprises, le combo parisien nous dévoile ce soir l’intégralité de l’opus à paraître en février prochain et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est ambitieux. Aussi bien avec le très dansant Boogie with You ou le remuant Bad Habit, on sent là toute la matière d’un disque qui laissera trace dans l’histoire du rock francophone.

Veste de cuir sur le dos, Yarol fait vrombir sa Les Paul tantôt accompagné de claviers offrant ainsi une touche délicieusement rétro, tantôt de bongos donnant des accents « santanariens » à ses compositions. Le plus bel exemple illustrant cela étant Trouble on The Wire.

Mais ce n’est pas tout, le guitar hero possède de multiples cordes à sa gratte et compte bien nous le faire comprendre. Avec le langoureux The End of The World notamment, aux petites touches de Chris Isaak et transformant la salle de Santes en une chorale géante. Avec le très africanisé Sale surtout (paroles d’un certain Benjamin Biolay), qui souligne bien que le maître en a encore sous la pédale (wah wah), épisode d’ailleurs ponctué d’un bain de foule guitare en main.

Un show musclé et garanti pur rock’n’roll

Le public au départ venu plutôt par curiosité que par réelle connaissance des possibilités de l’artiste semble plus que conquis, en atteste le sourire radieux du sosie de Jean-Pierre Marielle présent non loin de nous.

Après un Voodoo Love des plus aériens, on se dit que le show va hélas bientôt toucher à sa fin…que nenni ! Yarol, comme un Lenny Kravitz hexagonal, en profite alors pour dégainer ses dernières munitions. Fils de personne d’abord, détonante reprise de Fortunate Son des Creeedence par un certain JH. Barbès ensuite, comme un clin d’œil à son groupe de toujours. Go to Hell enfin qui finit de faire chavirer une Agora bien peu habituée à ce genre de shows mais qui visiblement en redemande, le leader concluant même par un slam de haute volée.

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, c’est par la reprise de Boogie with You que Yarol, immense sourire aux lèvres, nous envoie un dernier au revoir et une dernière explosion de watts. 2h de pur rock’n’roll qui nous auront convaincues dans l’idée que l’album à venir fera assurément grand bruit et dont on ne peut que vous inciter à aller déposer une oreille. Et surtout venir applaudir Mister Yarol en live, vous n’en sortirez pas indemnes soyez-en sûrs !

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