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Voyou nous ouvre avec brio les portes des « Royaumes Minuscules »

Voyou nous ouvre avec brio les portes des « Royaumes Minuscules »

Voyou Style : Chanson Française Sortie : 24/02/2023

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S'arrêter sur un album de Voyou, c'est s'assurer d'une délicieuse parenthèse et de s'évader durant une quarantaine de minutes. Avec cette pop onirique dont lui seul à le secret, c'est une véritable invitation au lâcher-prise que nous propose le régional de l'étape (puisque natif de la banlieue lilloise).

LES ROYAUMES MINUSCULES, COMME AUTANT DE PETITES CONTREES A EXPLORER

Après nous avoir fait ressentir la complexité des Bruits de la ville, celui-ci nous revient 4 ans plus tard avec ces Royaumes Minuscules, composés d'une dizaine de titres comme autant de petites contrées à explorer.  Alors lassez bien vos baskets et ouvrez grand les yeux et les oreilles, c'est parti !

A peine le disque démarré que nous sommes déjà happés par le chant de Deux oiseaux. A coups de trompette vrombissante (instrument de prédilection de l'artiste) et d'un piano délicat, Voyou nous conte l'histoire tortueuse de ces deux tourtereaux façon Je t'aime moi non plus. Déjà un joli moment qui annonce la couleur d'un album où l'Amour sera scruté sous toutes ses facettes.

UNE VERITABLE CARESSE MUSICALE

C'est notamment le cas des Insectes où un homme désabusé par le départ de sa promise en vient à ne plus se soucier de rien...jusqu'à laisser un petit microcosme se développer autour de lui. Chez Voyou toutefois, ce désespoir se blottit derrière une ambiance chaude, emplie d'ondes chatoyantes que l'on croirait venues tout droit du Brésil, les percussions étant présentes pour nous y faire penser.

De chaleur il en est d'ailleurs question dans ce lumineux duo avec la récemment victorisée November Ultra, où l'on imagine les rayons du soleil (ou plutôt du Soleil Soleil) venir frapper la vitre d'une alcôve aux premières lueurs d'un matin de février. Une véritable caresse musicale.

Des matins d'hiver à L'hiver il n'y a qu'un pas que le géant moustachu franchit allégrement avec un titre faisant le parallèle entre "la fin des beaux jours" et l'éloignement vers une inéluctable séparation. Mais à nouveau les choses ne sont pas dites frontalement. Voyou utilise cette espèce de "poésie végétale" pour exprimer ses sentiments à travers la Nature et le monde qui l'entoure, et c'est là ce qui rend la prouesse unique en son genre et si envoûtante.

VOYOU FAIT DE CES ROYAUMES MINUSCULES UN GRAND MOMENT DE RECONFORT

On a suffisamment insisté sur la musicalité des mots et des maux de cet opus pour ne pas délaisser pour autant les sonorités paradoxalement joyeuses qui s'en dégagent. Avec un mélange savamment dosé de cuivres, guitares, piano et autres éléments que l'on gardera pour la bonne bouche, Voyou fait de ces Royaumes Minuscules un grand moment de réconfort. Car après tout, même chahutée, la vie amoureuse et ses tumultes sont "moins pénibles au soleil" comme disait Charles A..

Que l'on regarde les gens qui s'aiment de Là-Haut, que l'on suffoque en attendant que Tombe la pluie ou que l'on imagine un memento mori 2.0 La nuit le jour, on reste serein car dans cet album on s'y sent bien. Même si tout n'est pas rose dans une vie sentimentale à laquelle chacun pourrait aisément s'identifier, on reste optimiste grâce à une production vitaminée qu'on se verrait bien siroter un soir d'été, un cocktail à la main.

Mais avant de penser farniente, laissons-nous guider par le principal intéressé lors de son passage à l'Aéronef le 1er avril 2023. Alors pas de blague, on compte sur votre présence !

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