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Birds on a wire, le duo Rosemary Standley (Moriarty) et Dom la Nena

Birds on a wire, le duo Rosemary Standley (Moriarty) et Dom la Nena

Birds on a wire Style : Folk Date de l’événement : 23/02/2018

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Rosemary Standley et Dom la Nena de Birds on a wire étaient de passage au Tandem d'Arras ce 23 février 2018 pour leur tournée et nous ont enchanté tout au long de la soirée. Sur des reprises aussi différentes que "Wish you were here" de Pink Floyd et "Duerme Negrito", comptine vénézuélienne, leurs voix s'accordaient à tous les styles. Véritable invitation au voyage, leur concert ne ressemble à aucun autre !

Nous avons eu la chance d'interviewer Dom la Nena avant le concert et d'en apprendre plus sur le duo Birds on a wire mais aussi sur leurs projets futurs...

Vous et Rosemary Standley, que saviez-vous l’une de l’autre avant de vous rencontrer ?

En fait, on se connaissait un peu de vue, on savait qui était l’autre. Après, on n’avait pas énormément d’affinités, on s’était juste croisées. Moi, je connaissais Moriarty [le groupe de Rosemary Standley] et elle, elle est venue me voir en concert quelques fois. On avait travaillé avec la même productrice sur différents projets, du coup cette personne là nous a présenté officiellement pour qu’on fasse quelque chose ensemble.

Comment votre collaboration est-elle née ?

Rosemary avait au départ l’envie de faire un songbook violoncelle-voix, des reprises donc, et moi je commençais mon projet solo en jouant seule du violoncelle-voix sur scène - c’est pour ça qu’elle est venue me voir en concert quelques fois. La personne qui nous a vraiment parlé l’une de l’autre, c’est la productrice de notre spectacle qui s’appelle Sonia Bester et avec qui Rosemary avait déjà travaillé sur d’autres projets. Et puis, moi aussi j’avais fait quelques trucs avec elle.

Ça s’est fait assez naturellement ?

Oui, Rosemary avait cette envie là, elle avait essayé déjà avec quelques violoncellistes mais ça n’avait pas trop marché et, du coup, on s’est rencontrées. Ça a été très simple : elle est venue chez moi, on a joué une ou deux heures et en fait, c’était hyper évident. Musicalement c’était très fluide ; même au niveau du répertoire on avait beaucoup de choses en commun, on avait les mêmes références.

« Birds on a wire », c’est pour la chanson de Léonard Cohen ?

Oui, bien sûr, on fait beaucoup de reprises de Léonard Cohen d’ailleurs. C’est une des premières chansons qu’on a travaillé ensemble et on trouvait qu’elle imageait bien le projet, notre musique. Ça nous a vraiment semblé évident dès le départ.

Comment faites-vous le choix des chansons que vous interprétez ? C’est une décision en duo ?

Au tout début, c’était beaucoup de chansons d’enfance - ça l’est toujours d’ailleurs. C’est beaucoup de chansons qui nous ont marquées pendant l’enfance et que, souvent, on n’a pas eu l’occasion de reprendre mais qu’on a envie. Il y en a beaucoup qu’on connaissait l’une et l’autre alors que ce ne sont pas des chansons évidentes ou très connues. Après, on s’est fait découvrir mutuellement beaucoup de choses : moi je lui ai montré pas mal de choses d’Amérique Latine et elle, plus de la musique américaine. Il y a beaucoup de répertoire classique aussi ; Rosemary a fait un peu de chant classique et moi j’en ai fait beaucoup donc c’est un répertoire qu’on connaissait assez bien. Après, au fur et à mesure des années, le répertoire a évolué : on a eu des commandes de festivals, souvent sur un thème, une période, et du coup ça nous a ouvert à d’autres horizons. Et puis là, le spectacle qu’on fait ce soir, c’est ce qu’on prépare pour le prochain album. C’est un mélange de certaines chansons qui viennent de ces commandes, de ces spectacles qu’on a fait spécialement pour certains festivals, et d’autres chansons qu’on a eu hyper envie, l’une ou l’autre, de reprendre. Mais à 99 %, c’est un nouveau répertoire.

Justement, ce nouvel album il est très rock ; Pink Floyd, Cat Stevens, Bob Dylan… C’est assez différent du premier ?

Oui mais il y a aussi du Fôret, du Gilberto Gil, du Violeta Parra…

Donc c’est un melting pot de tout ? C’est toujours aussi éclectique ?

Oui, vous allez voir !

Vous faites surtout des reprises mais vous avez aussi interprété « Sambinha » qui est une de vos compositions, est-ce que vous avez envie d’écrire vos propres chansons ?

On y travaille mais on ne se met pas trop la pression dessus, on a deux, trois idées. Là, on met en musique un texte pour un film, je ne peux pas trop en dire mais on travaille sur des compositions, oui. Je pense que Birds on a wire, c’est un projet sur lequel on se sent très libre de faire ce qu’on veut : si on ne veut faire que des reprises, on ne fait que des reprises, si on veut mélanger avec des morceaux à nous, on le fait… Si ça se trouve, le troisième ce ne sera que des compos à nous !

On ne se met pas de limites de temps, de thème, de période ou de genre musical, c’est vraiment à l’envie

Dom La Nena, Birds on a wire

D’ailleurs, que nous réserve votre prochain album ? Vous avez déjà une date de sortie ?

Oui, il sort l’hiver prochain et ce sera grosso modo ce qu’on fait là en fait. On a voulu faire cette tournée pour roder le répertoire avant de l’enregistrer. C’est ce qu’on avait fait pour le premier album, on avait pas mal tourné avant avec ces chansons là et on avait trouvé cette démarche très intéressante. On aimait bien le fait de d’abord les travailler, les approcher sur scène.

C’est complètement différent de ce que les artistes font d’habitude : ils enregistrent d’abord en studio. C’est original, du coup ça vous permet de mieux apprivoiser la chanson, de la vivre ?

Carrément oui, et puis de se rendre compte si vraiment elle a lieu d’avoir cette version là ou pas.

Toutes les chansons que vous interprétez en concert vont être sur l’album ?

Non, pas toutes, sur scène on fait 16 ou 17 morceaux donc on ne peut pas faire un double disque, on va quand même faire un choix. La dynamique d’un concert, ce n’est pas la même chose que la dynamique d’un disque donc sans doute quelques morceaux ne seront pas sur le disque, et sans doute il y en aura d’autres qui ne sont pas sur scène qui y seront… Voilà, là on teste le répertoire pour ensuite voir ce que l’on garde mais pour le moment personne n’a été viré !

Quels sont les projets de Birds on a wire ?

Moi je tourne en ce moment avec mon projet, j’ai mon album qui sort à la rentrée donc, à partir de ce moment là, je vais beaucoup tourner. Et puis nous, on a notre album qui sort vers le mois de février 2019 et, du coup, on tourne en janvier, février, mars, avril avec Birds. Rosemary a en ce moment un projet de musiques réunionnaises qui s’appelle Wati Watia ; elle était d’ailleurs à la Réunion avec Christine Salem, une chanteuse réunionnaise, pour une création.

Salvador, Russie, Venezuela, Angleterre, France... Les deux chanteuses nous ont transporté dans un tour du monde de musique avec de grands titres comme des chansons confidentielles. Accompagné par le violoncelle de Dom la Nena qui en joue parfois classiquement, parfois de manière peu orthodoxe en frappant avec son poing sur la table d'harmonie ou en pinçant les cordes comme une harpe, le duo utilise aussi d'autres instruments, comme un accordéon ou un bracelet de grelots accroché à la cheville. Entre ce jeu de sons et la voix singulière de Rosemary Standley qui se mêle à la perfection avec le timbre plein de douceur de Dom la Nena, leurs reprises, en plus d'être magnifiques, étaient très originales.

© Birds on a wire

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