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Scène lilloise : Noiseless « Beautiful Ghost »

Scène lilloise : Noiseless « Beautiful Ghost »

Noiseless Beautiful Ghost Style : Urgence et tension Sortie : 10/11/2017

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A chaque fois qu'on a eu l'occasion de voir jouer les infatigables lillois de Noiseless, on n'a eu de cesse de leur dire qu'ils devraient enregistrer. Aller en studio, prendre du temps, capter cette énergie crue, cette puissance et aussi et encore et surtout ce sens mélodique réel. Un peu comme The Vines en leur temps, Noiseless réussit le pari de mixer Nirvana et les Beatles, de garder une ligne mélodique évidente et une rage venue du grunge et des Pixies. Fort. Ils savent lâcher des déflagrations soniques ou laisser la voix stupéfiante de Richard se poser et donner toute sa mesure, explosive et caressante. C'est qu'il chante avec l'intensité d'un... Steve Marriott. Son timbre évoque aussi celui de Kelly Jones des Stereophonics, il est toujours stupéfiant de voir ce qu'il peut réaliser vocalement, sans acrobaties techniques inutiles. Un vrai chanteur, expressif et dense, qui vit ce qu'il chante et qui le fait totalement passer par le micro. Rare.

Ils ont eu la sagesse d'attendre et de ne pas se contenter d'enregistrer proprement les compositions. La mise en son, le sens de l'espace dans la production, la place de la basse dans la construction sonore générale, le fourmillement généreux des guitares autant que leur fracas, les stridences de Slacker par exemple,  tout est extrêmement travaillé. De très très nombreux disques auto-produits souffrent terriblement d'un manque de moyens mais le travail réalisé au Pure Hour Studio avec Fabrice Pureur est remarquable.

Derrière Richard, Nicolas et David tiennent la taule et même sur le disque, on a le sentiment qu'ils ne se quittent pas des yeux. Une cohésion digne d'une meute ou d'un commando qui prépare et soutient les grondements à venir des guitares et les rugissements vocaux.

Le disque est solide, nourri de nos fragilités et de nos angoisses (Pointless love), relâché et tendre sur Normal life, explosif et dynamité ailleurs, en gifles soniques. L'album est solidement charpenté, dur, parfois, comme la vie, tendre, parfois, comme la vie, tout en urgence et en tension, en frêles guitares arpégées sur Beautiful ghost ou hérissées de partout comme sur Back in the city. C'est encore Richard Gadenne qui s'occupe de toutes les parties de guitares et elles se répondent avec une efficacité incroyable. Tant qu'à assurer la cohésion générale, autant que ce soit David Gadenne à la basse, extraordinaire tout le long du disque. Nicolas Huicq est à la batterie et ces trois là jouent ensemble depuis tellement longtemps qu'on tourne au clin d’œil et au claquement de doigt. Un vrai Power trio. 

On sortira de l'écoute forcément chargé d'électricité positive et les nerfs en pelote, lavé de toute niaiserie sucrée, prêts à en découdre, plus proche des siens et de l'essentiel. Ça tabasse et c'est extrêmement roboratif. Play it loud.

Noiseless, en concert, souvent, partout, voir leur page Facebook.

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