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Balthazar – « Fever », le 4e album du groupe belge

Balthazar – « Fever », le 4e album du groupe belge

Balthazar Fever Style : Dandysme musical et continental Sortie : 25/01/2019

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Le pari de Balthazar en 2019 est de taille : se réinventer, continuer malgré le risque inhérent à la démarche, retrouver du souffle après les explorations en solo de Warhaus et de J. Bernardt, couronnées de succès critique comme de salles pleines.

Le défi de Balthazar : évoluer sans perdre son âme

Sans se départir de son identité sonore, ce décalage dandy et élégant, ces voix profondes et graves, Balthazar reprend son histoire en y ajoutant ce qu’il faut de nouveautés. Pari totalement réussi. On connaît la quadrature du cercle : le fan aime son groupe, le supplie d’évoluer mais attention, sans y perdre âme et identité. Le son est plus dense, encore plus travaillé, les voix en contrepoint totalement réussies, on entend clairement les deux songwriters à l’œuvre, comme on a pu comprendre ce qui les différencie sans les séparer dans leurs travaux solos.

"Fever", une splendide ouverture d'album

Fever ouvre le bal et c’est splendide, ça fuse de partout. Comme toujours pour les disques réussis, on entend des morceaux extrêmement dynamiques, cette absence de temps mort mélodique ou rythmique si précieuse. Balancements et relâchements savants, reprises de tension, variations vocales, tout en ne cédant jamais à la gratuité des artifices de production. C’est un groupe qui évolue, au plus fort de sa maturité dans son écriture et on s’en régale à chaque mesure. Le chemin est clair, tracé, jamais de défaut d’intention, jamais de remplissage, une touche nettement plus dansante et des pulsations plus appuyées pour une couleur nouvelle. Comme dans certains disques de Roxy Music, celui des seventies, le mixage est parfait, les voix fusionnent avec les instruments.

Un groove européen particulier, chaloupé et continental...

Les progressions mélodiques sont étonnantes, évitant sûrement le couplet/refrain martelé au profit de variations qui laissent l’auditeur constamment curieux d'aller chercher ce petit son, là haut, à droite. L’identité du groupe n’a pas souffert des projets solos, on a le sentiment que les horizons se sont élargis, on a repoussé les Thin Walls de l'album précédent,  chacun est revenu chargé de nouvelles pistes, de nouveaux souffles. A l’œuvre, toujours, ce groove européen particulier, chaloupé et continental, puissant et hypnotique et cette concision superbe : pas de redite. Quand on l’a dit, on enchaîne et on progresse, jusqu’au magnifique Whatchu doin’ et ses ruptures en fausse garde, sur ce qui ressemble à une contrebasse qui claque. Voix enlacées sensuellement, refus complet des clichés rock des riffs du grand catalogue et une identité propre, c'est excellent

Le disque en son cœur finit par se poser sur de jolies strates nuageuses et on plane tranquillement…avant le regain de tension sur un des singles connus, Entertainment, qui relance toute la machine, huilée et superbe, teintée d’une électricité toute en tension. Et toujours cette fausse nonchalance, bercée d’entrelacs subtils de guitare presque funk pour cette fois, colorée par des textes évocateurs.  On va même aller tutoyer les stompers de dancefloor sur Grapefruit et enfoncer le clou, il ne faudra qu’un remix pour transformer ça en hymne de club à moins que ce ne soit inutile.

Un concert déjà complet à Lille avant même la sortie de cet album

Ombres orientales, variations cosmiques, cordes abrasives, basses slapées occasionnellement, à chaque morceau son idée originale, sa dimension propre.Au final, on a le sentiment que tout le monde s’est renouvelé, régénéré, a insufflé davantage de pulsations, d’impulsions et de polyrythmies nouvelles dans le projet.  If you get the fever down in your heart I’m sure that Fever is gonna be hitting you hard...

L'album sort le 25 janvier chez PIAS. Balthazar sera en concert le 24 mars à l'Aéronef mais c'est déjà SOLD OUT !

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  1. Nicolas

    Eh oui, le concert est déjà sold out car le nombre de fans dépasse largement la capacité de l'Aeronef. C'est dommage, mais on peut pas les blâmer de ne pas vouloir partager la prog du Zénith avec Holiday on Ice et Celtic Legends

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