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L’univers transcendant de The Psychotic Monks

L’univers transcendant de The Psychotic Monks

The Psychotic Monks Private Meaning First Style : Rock garage/psyché Date de l’événement : 29/03/2019

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Après une belle ascension ces dernières années, le quatuor The Psychotic Monks enchaîne les dates à travers l'Europe. Cet été, vous pourrez les voir en concert dans deux festivals de la région : au Celebration Days Festival et aux Nuits Secrètes. Concerts durant lesquels ils joueront les morceaux de leur deuxième album intituléPrivate Meaning Firstsorti en mars dernier. Arthur, guitariste et chanteur du groupe, nous en dit plus sur eux, leur album, leurs concerts...

L'esprit Psychotic Monks

[The Psychotic Monks c'est un groupe de rock à forte identité qui se veut sans leader. Paul, Arthur, Martin et Clément chantent autant les uns que les autres, mais chacun apporte sa touche personnelle derrière son instrument.] 

On sait que vous êtes quatre potes de Paris, comment s'est formé le groupe ?

Arthur : On est quatre vieux potes, dont deux frères donc ça remonte bien avant le lycée. Dans le groupe, il y a mon petit frère Paul et mon meilleur ami Martin, qu'on a rencontré en primaire donc on se connaît depuis vraiment longtemps. On a rencontré Clément, le batteur, quand il est arrivé à Paris il y a une dizaine d’années. Il venait de Nantes et on l’a rencontré environ à ce moment-là, au moment de la fac... Qu’on n'a pas vraiment faite.

Concernant votre musique, on distingue une identité musicale très singulière, peu commune, donc qu’est ce qui vous a rapproché à l’époque ?

Si à l’époque on nous faisait écouter la musique qu’on fait aujourd’hui, on n'en croirait pas nos oreilles dans le sens où ce n’est pas véritablement autour de ce genre de musique qu’on s’est rapprochés. Ce qui nous a rassemblé à ce moment-là c’est le fait qu’on ait passé beaucoup de temps ensemble. On dormait dans la chambre de bonne de Clément 4 ou 5 nuits par semaine, et on passait notre temps à regarder des lives et à écouter des groupes. Mais ce qui nous a surtout rapproché c’est avant tout d'avoir développé une relation amicale, voire fraternelle, parce que j’ai tendance à les considérer comme ma propre famille.

Et qu'est-ce qui vous a conduit vers cet univers musical ?

Le style de musique qu’on fait aujourd’hui sera sûrement très différent de ce qu’on fera dans les prochaines années. Ça découle surtout du fait que depuis 3 ans, on s’est mis à tourner dans un peu toutes les conditions sans s’arrêter et notre musique s’est construite en fonction de ce qu’on a vécu sur la route. Il y a 3 ans notre musique était très très différente mais il y avait déjà cette recherche de l’intensité, d’un certain chaos sonore, d’un déchargement d’émotions… La musique a gardé le même sens pour nous mais esthétiquement elle a beaucoup évolué au fil des concerts.

Private Meaning First, le 2e album

Votre deuxième album est sorti le 29 mars dernier, presque deux ans après le premier. Par rapport à celui-ci, est-ce que vous sentez une évolution dans votre musique ?

Bien sûr ! On n'écoutait pas du tout la même musique et on n'était pas dans le même contexte de vie non plus. Quand on a enregistré notre premier album on ne vivait pas du tout les mêmes choses et on commençait tout juste à tourner. Alors que le deuxième, on l’a enregistré quand on était en plein milieu de tournées de plus en plus conséquentes, et nos inspirations n'étaient pas les mêmes à cette période. Pour nous c’est forcément différent, c’est ça qui prime à chaque fois qu’on enregistre : on ne calcule rien, on exprime ce qu’on ressent sur le moment.

Donc le deuxième album n’a pas été confectionné de la même manière…

Non, il y a eu beaucoup plus de phases de travail sur le deuxième album. Jusqu’à récemment on a eu la chance d’avoir une espèce de local, plus ou moins privé, pendant 5 ans pour répéter, à Saint-Ouen en Île-de-France. Ça a été un endroit où on a pu s'isoler et expérimenter un bon nombre de choses. Le premier album a été enregistré dans ce contexte, mais ça restait proche de chez nous, de nos proches...

Le cadre n'était pas le même pour la réalisation du deuxième. On a trouvé une baraque au milieu de nulle part, dans la Creuse, qui était bien trop petite mais qui pouvait quand même se transformer en studio. On y est restés trois semaines avant l'enregistrement pour essayer de composer. On a donc eu une phase supplémentaire de réflexion et de recherche, vraiment en dehors des cadres habituels. Je pense que ça impact vachement l’ambiance de cet album qui reflète peut-être plus l’isolement que le premier. On a vraiment croisé aucun être humain pendant trois semaines (à part deux amis), et ça a vraiment été fondamental pour l’album.

Ensuite, on a eu la chance de l’enregistrer dans un super studio avec un ingénieur du son (Michel Toledo qui a bossé avec le groupe Lysistrata entre autres). Ça a été possible parce qu'on a commencé à travailler avec un label pour la première fois de notre vie, et ça a créé une ampleur différente au niveau de la production et de la préparation de la sortie par rapport au premier album. Mais nous personnellement on a toujours l’impression d’être dans la même logique. On ne calcule pas on a juste envie de faire quelque chose qui a du sens pour nous quitte à ce que ça soit très différent !

The Psychotic Monks

La couverture du deuxième album du groupe

Vous avez sorti vos deux albums chez Vicious Cycle, un label basé dans le sud-ouest alors que vous êtes de la région parisienne. Ça a changé quoi pour vous de travailler avec un label ?

On s’est retrouvés avec une équipe complète, avec des gens qui nous ont conseillés, qui nous ont aidés à tourner, à éditer… Mais ce qui est super cool, c’est que ces gens respectent beaucoup notre autonomie. On s’est tout de suite mis d’accord sur l'idée que peu importe ce qu’il y a a dire, si ça ne nous parle pas, on ne fera pas les choses d’une autre manière que la notre, et pour ça c’est vraiment chouette.

On les connaissait un peu avant parce qu’on est assez fans de Lysistrata, de Shannon Wright etc… Et c’est un label dont on avait entendu parler, de son esprit à la fois indépendant et de sa super réputation, car c’est un label qui existe depuis très longtemps, qui a une mentalité qui nous correspond. On a donc rencontré le patron, et au lieu de parler projet, on a parlé musique à s’en mettre en retard.

On sent votre attachement à l’univers que vous avez créé, Est-ce que vous puisez votre inspiration dans d’autres styles que le rock ?

On est plus attachés à l’esprit du rock qu’à son esthétique : une révolte contre un enfermement dans les conventions, les normes...

Arthur - The Psychotic Monks

On retrouve ça dans beaucoup d’esthétiques différentes, que ce soit du rap, de la musique électronique, même la peinture. On est aussi beaucoup inspirés par le cinéma, qui nous aide beaucoup à conditionner notre travail. On n'a vraiment pas envie de se cloisonner, de se mettre des limites parce que ça n’a pas de sens pour nous de faire ça.

The Psychotic Monks en Live !

D’ici la fin de l’année, vous avez de nombreuses dates de prévues, ça vous fait jouer dans beaucoup de conditions différentes, est ce que vous adaptez vos sets ? Que ce soit au niveau du matos ou des tracklists ?

On essaie de ne pas trop le faire parce que justement, c’est un peu le credo qu’on s’est donné. On envisage notre set comme une sorte de film, on construit les choses de manière très narrative donc on se dit qu’enlever un morceau où un autre ça change énormément le sens.

C’est peut-être cliché comme réponse, mais que ce soit devant 5 personnes ou des milliers, ça reste un dialogue et ça a du sens pour nous d’avoir le même propos et de ne pas changer. Ça nous est arrivé de vivre des expérience plus fortes dans des milieux beaucoup plus petits. Et c’est très important pour nous de pouvoir continuer à jouer dans toutes sortes de conditions parce que, par exemple, récemment en Angleterre, on a joué dans des lieux plus petits et ça faisait longtemps qu’on n'avait pas fait ça. Dans ces moments-là, on se pose des questions, on se retrouve dans une expérience beaucoup plus directe avec les gens, à la différence des grandes scènes où on est à 15 mètres du public.

Malgré cet attachement au fil conducteur de vos concerts, Est-ce que vous gardez une certaine place pour l’impro' ? 

Oui totalement. Dans une grande partie de nos morceaux, on a beaucoup de passages où, on sait d’où on vient et où on va, mais on laisse une place pour ne pas savoir exactement comment on va y aller. C’est hyper important parce que c’est dans ces moments-là qu’on provoque des choses folles. Alors parfois ça ne marche pas, mais quand ça se passe, c’est transcendant.

C'est dans ce genre de moments qu'on peut voir un type [on ne dira pas qui], ressemblant à un businessman, se jeter dans l'étang à côté de la scène. Comme s'il avait tout perdu suite à un crack boursier. Et en ressortant, lui-même ne sait pas expliquer pourquoi il a fait ça... [C'est ça The Psychotic Monks !]

Vous avez déjà pas mal joué dans la région depuis ces dernières années, et cet été vous êtes de passage dans deux festivals de la région, aux Nuits Secrètes le 27 juillet et aux Célébration Days le 10 août. Qu’est-ce que vous retenez de vos passages dans le Nord ?

Il y a une ambiance particulière dans chaque endroit où on joue. On a déjà pas mal joué dans le Nord. Notre première fois, c’était dans un bar qui s’appelle le Resto Soleil à Lille. On a aussi joué à la Cave aux Poètes, qui a été un de nos endroits favoris. On a fait plein de choses très différentes et petit à petit, des gens reviennent nous voir ce qui crée une super ambiance. En plus de ça, la famille de Clément, notre batteur, est originaire de Tourcoing donc il a un peu de racines de là-bas, ce qui ajoute quelque chose de particulier à chaque fois qu’on vient.

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