Psykokondriak – A la découverte du nouvel album « Machines »

Psykokondriak – A la découverte du nouvel album « Machines »

Psykokondriak Machines Style : Hip hop - Rock'n roll Date de l’événement : 06/06/2018

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Après avoir diffusé la première vidéo “Psyko Waltz Vol 2” de leur nouveau projet, Clément et Yassine de Psykokondriak sont venus nous rendre visite pour nous dévoiler les coulisses de leur nouvel album "Machines" sorti en avril. Une occasion d’en savoir un peu plus sur la composition de cet album plus Hip Hop que le précédent, et sur leurs projets...

"Machines" de Psykokondriak, un album plus Hip Hop que le précédent

Début avril, vous avez sorti votre nouveau clip “Psyko Waltz Vol 2”. Le titre annonçait clairement la continuité avec l’album précédent. Pour ceux qui vous suivaient déjà, on retrouvait donc Psyko mais on découvrait aussi les changements. C’était une bonne transition pour vous j’imagine en attendant l’album ?

Clément : Oui, le morceau "Psyko Waltz Vol 2" est la suite d’un morceau qui était sur le premier album, alors la transition était bien. Puis c’est le premier morceau avec du chant sur l’album. Quand on l’a écrit, on a commencé rapidement par “Guess who’s back ? Psykokondriak”, donc ça marchait bien. De plus, c’est un morceau qui parle de la vie du groupe en général et de petites anecdotes marrantes sur ce qu’on a vécu depuis le premier, sur la tournée, etc. Et le premier morceau du premier album qui avait le même titre [Psyko Waltz Vol 1], nous paraissait aussi être une bonne transition pour présenter le nouvel album.

Yassine : Cela correspond à ce que l’on rêvait sur le papier. C’est une bonne chose.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’accentuer la partie Hip Hop sur cet album ?

Yassine : L’envie de continuer à être audacieux et d’essayer de ne pas être là où on nous attendrait. D’un album à l’autre, on essaye de se surprendre nous même parce qu’on vit principalement de la création des albums, du plaisir et de toute la machinerie que ça engendre. C’est typiquement pour cette raison que l’on a essayé de faire différemment. Plutôt que de partir d’une base rock, on est parti d’une base hip hop avec des arrangements type rock’n’roll. Par exemple, le scratch dans cet album là a été l’équivalent d’un solo de guitare dans un groupe de rock.

Clément : A l’origine on voulait faire un EP de transition entre deux albums rock et cela coïncidait plus ou moins au retour de Stamiff dans le groupe. Quand on a composé le premier album, Stamiff, notre DJ, s’était blessé la main et ne pouvait plus scratcher. Donc on n’avait pas composé l’album tous ensemble. Ici, on avait envie de faire des morceaux vraiment hip hop car on ne l’avait jamais fait et ça nous faisait envie. Premièrement, ça devait être juste un EP avec 4 titres, mais les choses ont pris de l’ampleur. On y a passé beaucoup de temps et au bout d’un an nous nous sommes dit qu’il fallait qu’on sorte un album. On a abandonné le côté “side project” et on l’a assumé comme la suite. De plus, travailler en auto-prod c’est bien, personne ne nous dit rien sur le choix artistique qui est quelque chose auquel on est attaché.

En sortant finalement un album, vous aviez aussi plus de temps pour le réaliser…

Clément : Oui, et Stamiff était revenu donc il a mis davantage sa patte. La caution hip hop du groupe c’est quand même lui ! C’était vraiment bien de l’intégrer dans la composition, ce qui n’avait pas été fait sur le premier album. Comme il vient vraiment de cet univers musical, il avait plein d’idées pertinentes. Les dynamiques internes de cet album ont permi aux membres d’apprendre d’autres choses, et on verra ce que cela donne sur le prochain quand on reviendra sur la base rock. Le fait d’avoir fait cela va beaucoup nous aider.

Yassine : On s’est rendu compte que tout le monde avait vraiment une potentialité à être compositeur et créateur d’un morceau. Chaque esprit dans ce groupe est capable de faire un album tout seul. C’est pour cela que ça a pris du temps car c’était quelque chose de totalement inédit pour nous.

D’un album à l’autre, on essaye de se surprendre nous même parce qu’on vit principalement de la création des albums, du plaisir et de toute la machinerie que ça engendre.

Psykokondriak

Un album 100% Psykokondriak de la création jusqu'au mix

On avait fait une interview pour l’album précédent, là on se revoit pour ce nouveau projet. On avait parlé de la difficulté de travailler à six sur un album. Quand je vous entends parler, j’ai l’impression que vous avez vraiment trouvé votre rythme et renforcé vos liens avec “Machines”.

Yassine : Le nouvel album s’appelle "Machines" et dans le fonctionnement je trouve que c’est très raccord avec la manière dont on a travaillé. Il se trouve que ça a vraiment bien fonctionné malgré le peu de connaissances que chacun avait dans ce domaine là. Mais le fait d’avoir mélangé deux styles, de s’être posé et d’avoir pris autant de temps, cela nous a tous fait progresser. On se regarde un peu différemment sur ce que l’on peut faire et ça ouvre des portes assez incroyables.

Clément : Surtout que c’était quand même un pari un peu risqué car quand on a commencé, on n’était pas sûr de ce que ça allait donner. Finalement, nous trouvons qu’il est plus abouti que celui d’avant.

Yassine : C’est intéressant aussi de poser les bases de ce qu’on va faire par la suite. Pour tous les artistes qui font des albums, il y a toujours le danger de s'essouffler, de perdre la motivation à force de répéter des mécaniques qui fonctionnent. Ces choses là, on arrive à les balayer pour préparer le terrain d’un troisième album.

Vous dites que vous avez appris plein de choses, alors est-ce que vous vous êtes entourés ? Comment avez-vous travaillé ?

Yassine : Pour cet album ci, on s’est vraiment enfermé. Mais pour ce qui est du développement qu’il y a autour, il y a moins de titres mais on a choisi d’aborder la chose du côté hip hop c’est-à-dire avec énormément de visuels et de clips. C’est pour cela qu’on a décidé de nourrir l’album de 4 clips sur lesquels on travaille. Ça donne une meilleure image au groupe avec un travail plus conséquent avec d’autres gens. Ils ont été motivés pour travailler avec nous. On a bossé sur des clips avec des personnes qui nous ont ouverts des portes avec une qualité de travail qu’on n’avait jamais pu faire jusqu’à maintenant.

Oui, il faut rappeler que vous faites tout vous même…

Clément : L’album en lui même, de la création jusqu’au mix, on a vraiment tout fait tout seul. De plus, le côté hip hop nous permet de bosser sur ordi avec des logiciels de beatmaking, on a pu vraiment tout faire nous même. Le fait d’avoir été enfermé dans notre bulle pendant longtemps et de voir que des gens adhèrent à l’esthétique, qui mettent la main à la patte, ça nous a aidé à faire avancer les choses.

Un aperçu de la pochette du beau vinyle de "Machines" © Psykokondriak

Une avant-première pour le prochain clip et un concert à l'Aéronef

Vous venez de dire qu’il y a 4 clips de prévus. Vous en avez déjà sorti un, et vous en avez tourné un autre ce week-end, c'est ça ?

Clément :  On en a même tourné deux ces derniers mois. Il y aura une avant-première du prochain clip à l’Amul Solo mercredi 6 juin. Une occasion de le voir avant sa sortie officielle le 12 juin et de découvrir les décors, de boire un verre avec le groupe...

Prochain concert (gratuit) à l’Aéronef mercredi 27 juin 2018.

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