Avatar « Avatar Country »

Avatar « Avatar Country »

Avatar Avatar Country Style : Death metal mélodique Sortie : 12/01/2018

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Oyez, oyez braves gens, la troupe d’Avatar est de retour en ville et autant vous le dire de suite, ça va faire mal ! Dix-huit mois à peine après nous avoir offert une inénarrable fable centrée sur une chouette voulant éliminer le soleil, le combo suédois nous revient en ce début d’année avec un nouvel album concept. Celui-ci a cette fois pour mission de nous narrer l’histoire de leur pays, le fameux Avatar Country, et de leur souverain le King - prononcer kungen - Jarlsby (qui n’est autre que le guitariste du groupe aux dread dorées). Ouvrez donc grand vos esgourdes et venez prendre part à cette majestueuse aventure venue des terres du Nord !

Un album autour du "King"

Après une courte ode en l’honneur du roi, précisons d’ailleurs que les dix titres de l’opus contiennent volontairement le mot King, l’album démarre en fanfare avec le remuant Legend of the King qui vient entamer l’hagiographie royale en bonne et due forme. Constitué de riffs ravageurs partant tous azimuts, l’on retrouve Avatar comme nous l’avions quitté à savoir une machine qui a petit à petit développé un style inimitable, fruit de multiples inspirations qui ont à n’en pas douter nourri cette nouvelle galette (c’est de saison). Impression confirmée dès le titre suivant, The King Welcomes You to Avatar Country, où d’un death mélodique au flow power metal, nous nous retrouvons propulsés dans une atmosphère aux accents…country. Outre l’astucieux joke, on se demande alors si Brian Johnson d’AC/DC n’est pas venu faire un featuring, et bien non c’est tout simplement Johannes qui nous démontre l’étendue de ses capacités vocales dans un morceau fleurant bon le Rag Doll d’Aerosmith, épatant. Celui dont on aurait bien vu revêtir la couronne a préféré prendre les habits du ménestrel afin de nous conter les exploits guerriers de son souverain notamment dans les deux titres suivants. The King’s Harvest tout d’abord, métaphore du roi nourricier à la rengaine très sépulturesque, The King wants You ensuite, apologie cette fois du roi protecteur qui « garde la forteresse forte » à grands coups de batterie énergique et de guitares saturées dans le plus pur style avatarien, bref deux bijoux de la couronne qui prendront certainement encore un peu plus de volume en live.

Une conclusion en apothéose

Après un titre qui se veut en fait un discours de trois minutes du roi à ses sujets, l’histoire reprend avec le premier single tiré de cet opus à savoir A statue to the King, titre agréable mais qui n’a rien de révolutionnaire (forcément, nous sommes en monarchie…) relevé juste après par un King after King et son interrogation métaphysique sur le temps qui passe et la trace que nous laisserons. L’ambiance mélancolique, quasi mystique disons-le, développée dans le titre précédent se retrouve dans l'épilogue de l’album sous forme d’un instrumental divisé en deux parties. Une première composée d’une intrigante cold wave ponctuée de synthétiseurs qui déroule progressivement le tapis rouge à un bouquet final de pur metal made in Sweden, une conclusion en apothéose...

« Ladies and gentlemen, your hero has returned again » c’est par ces termes issus du titre éponyme du précédent opus que nous pourrions finalement résumer cet Avatar Country qui se révèle être clairement une suite à l’album qui a fait leur renommée. Après une ambiance burlesque digne d'une foire du 19e, le parti pris d’une fresque chevaleresque semblant directement issue d’un vieux grimoire nordique était osé, il s'avère dans l’ensemble que nous nous prenons au jeu et cela fonctionne plutôt bien.

Avatar bientôt à Lille

Alors certes, on pourra souligner le « changement dans la continuité », c’est-à-dire une production qui se veut originale mais sans réelles prises de risque et un peu « facile » par endroits que ce soit au niveau de la forme (au final seulement 6 morceaux sur 10 sont chantés) ou d’une ou deux mélodies mais force est de constater qu’Avatar nous emporte une nouvelle fois dans son monde et qu’il nous tarde de le rejoindre physiquement lors du passage de son Altesse et de sa Cour le 15 mars 2018 au Splendid !

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