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Seventeen – Jouvence au Ballet du Nord

Dans le cadre de JOUVENCE, François Stemmer présentait au grand studio du Colisée de Roubaix la pièce SEVENTEEN. Le photographe, metteur en scène et performeur allie David Bowie, Arthur Rimbaud et le talent de onze adolescents pour la plupart amateurs. Ces derniers se révèlent sans aucune sophistication, ils n'ont qu'une consigne : rester sincère et s'amuser.

Le spectateur arrive dans le grand studio, tous les adolescents sont sur scène et s'échauffent sur la célèbre musique de David Bowie : LET'S DANCE, artiste indémodable que François Stemmer affectionnait particulièrement dans sa jeunesse. Puis le spectacle commence. En guise de décor un simple tapis représentant Arthur Rimbaud, grand poète dont le talent déborde alors qu'il n'a à peine que dix-sept ans. Un écran au fond de la salle projette des photos de différents adolescents mais également les ressentis d'un jeune face à l'homosexualité de sa mère et les relations conflictuelles qu'il entretient avec sa famille sous forme de textes. Il nous fait part de son admiration pour Rimbaud dont les écrits l'ont littéralement bouleversé.

En quête d'une identité au travers un look, un style propre à lui-même, chacun des jeunes est très touchant et se dévoile grâce à sa passion. Les performances s'enchaînent (skate, BMX, danse, guitare, chant, escrime et théâtre) mêlées à une pointe d'humour. SEVENTEEN est une pièce véridique concernant la période de l'adolescence, chaque spectateur peut s'identifier à un moment de sa jeunesse, ce qui laisse entendre quelques rires dans la salle. "C'est avant tout le corps que je fais parler, ce corps que les adolescents découvrent encore et cherche à apprivoiser, ce corps qu'ils exhibent ou cachent, maltraitent, épuisent, ce corps qu'ils rejettent ou adorent" nous dit le metteur en scène. La pièce est à l'état brut, il n'y a aucune transition, les premiers émois et la fougue juvénile renforcent le charme et l'authenticité de la pièce.

Il y a quelques longueurs sur certaines scènes et d'autres trop courtes déçoivent une attente. Néanmoins la pièce est sans artifice et lumineuse, le plaisir communicatif des jeunes interprètes donne envie d'aller les rejoindre sur le plateau. Chaque adolescent excelle dans son domaine. Bien que les neuf garçons soient beaucoup plus mis en avant que les deux filles, François Stemmer a réussi à s'adapter aux limites de chacun pour n'en extraire que ce qu'il y a de plus éclatant. Il est parvenu à révéler de jeunes amateurs en montrant ce qu'ils ont de plus précieux, leur passion.

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