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Star Wars : L’Empire contre-attaque en ciné-concert

Depuis plus de quarante années, l’évocation de Star Wars représente pour une quantité d’êtres humains, LA saga mythique hollywoodienne. La simple évocation nous renvoie directement à l’image de Luke Skywalker, Dark Vador, Han Solo, Princesse Leïa, R2D2, C3PO, Chewbacca, Palpatine, Bobba Feet… Le combat éternel des rebelles contre l’Empire, le combat des maîtres Jedi contre les maîtres Sith. Oeuvre à l’intrigue des plus palpitantes, des plus prenantes, alors quand l’occasion d’aller voir un ciné-concert « Star Wars : l’Empire contre attaque » le 13 mars 2019 au Nouveau Siècle s'est présentée, ce fut trop beau. Les stars de la soirée, ne furent pas celles sur le grand écran...

Le grand compositeur John Williams

Pour ce second ciné-concert, le premier ayant eu lieu les 14 et 15 février 2019 avec le premier opus de la saga, la salle du grand auditorium du Nouveau Siècle a donc résonné à nouveau de la composition John Williams.

Homme aux cinq Oscars, homme de l’ombre nominé depuis près de cinquante ans, tous les ans, aux mêmes Oscar, John Williams, représentant presque à lui seul l’art de la composition pour le cinéma. Que vous sifflez, au hasard, « Les dents de la mer », le compositeur est John Williams. Que vous sifflez « Maman j’ai raté l’avion »… rebelote, encore John Williams. Et la liste est long, citons pêle-mêle « Indiana Jones », « Sept ans au Tibet », « Amistad », « Superman », « E.T., « Jurassic Park », « La liste de Schindler »… And so on. Cet homme, vous ne vous en doutiez pas, mais vous le connaissez depuis longtemps.

Aux États-Unis, les Williams, ils les connaissent de père en fils. En effet, son père fut percussionniste professionnel auprès de la CBS et son propre fils Joseph n’est autre que le chanteur du groupe TOTO.

John Williams baigne donc dans la musique depuis tout petit et il sera étudiant sur les bancs des plus grandes écoles de formation musicale, UCLA, Los Angeles City College et la prestigieuse Juilliard School. Il fait son entrée dans les studios hollywoodiens de la Columbia et la Twentieth Century à la fin des années 50. Après avoir gagné son premier Oscar en 71, pour son adaptation de « Un violon sur le toit », l’homme et son travail son déjà largement reconnu par l’industrie du cinéma, mais sa rencontre avec Steven Spielberg dans les années 70 fera prendre à sa carrière et à ses compositions une toute autre dynamique. Il gagne donc un second Oscar pour « Les dents de la mer » en 1975 et devient un compositeur de premier plan.

La rencontre avec George Lucas, quand à elle donnera au compositeur une aura mondiale. Pour comprendre l’intérêt d’un ciné-concert, il est important de savoir que Lucas ne voulait que des œuvres classiques pour accompagner Star Wars et il demanda donc à Williams de se replonger dans les œuvres de Felix Mendelssohn, Piotr Tchaïkovski et surtout Richard Wagner.

La musique de Star Wars en ciné-concert

L’intérêt du ciné-concert est donc de mettre en avant ce travail de composition et il est clairement un exercice de haute voltige… sans filet. Le travail et la prestation fut ce soir là de haute qualité. Le casse-tête pour les musiciens des compositions de Williams sont les changements de rythmes, le plaisir pour l’auditoire est ce style grandiloquent et opératique avec une utilisation des cuivres, cordes et bois.

Il faut dire que lorsque la marche de l’Empereur est jouée, l’orchestre fait feu de tout bois et nous sentons toute la puissance de ce passage la volonté d’en imposer et de démarquer le personnage de Dark Vador. Les nuances en sont bien plus perceptibles grâce à l’orchestre. Les passages sentimentaux, les phases de combats aériens, il nous suffit de fermer les yeux pour comprendre le message passé par Williams. Sous ses formes simplistes, l’oeuvre est d’une réelle complexité.

L’interaction de la musique avec les images est forte, soutenant l’action, le film prend une tout autre dimension et chaque scène (ou presque), chaque minute du film se révèle à nouveau sous les coups de baguette du chef d’orchestre.

Sachant que l’orchestre joue du générique de début au générique de fin, le plaisir n’en est que décuplé.

Pour terminer, avec John Barry, Jerry Goldsmith, Ennio Morricone, Henry Mancini, Danny Elfman, ou encore Elmer Bernstein, l’orchestre est devenu un axiome central des films hollywoodiens et nous ne pouvons que saluer le travail de ces grands compositeurs. Il convient même plus de remercier des hommes qui rendent leurs lettres de noblesse à tout un genre musical qui n’est pas l’apanage de nos contemporains.

En cela, John Williams perpétue le genre classique, depuis plus de 50 ans. Un mot s’impose : Merci !

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