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Radical Suckers

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Radical Suckers V.I.T.R.I.O.L Style : Poutrage de tympans Date de l’événement : 24/03/2017

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Le 31 mai dernier, l’Aéronef présentait une grosse affiche punk avec les groupes américains The Bronx et Against Me!, qui étaient accompagnés ce soir là des Nordistes de Radical Suckers. Lille La Nuit a rencontré Robin (chant, guitare) et Clément (basse, choeurs) quelques heures avant de monter sur scène pour parler de l’actu du groupe, entre nouvel album V.I.T.R.I.O.L et changement de line-up.

Lille La Nuit : Depuis notre dernière interview en 2015, il y a un petit nouveau qu'on connaît bien dans le line-up...

Clément : Oui, c’est moi ! J’ai repris la basse fin 2016. Quand Jérem a dû se barrer j’ai pris la place un peu naturellement. J’étais disponible, j’étais fan et voilà. Me voilà ! (sourire)

Tu as participé à l’enregistrement de V.I.T.R.I.O.L. du coup ?

Clément : Non, non pas du tout. Je suis arrivé juste après, dans l’intervalle entre l’enregistrement et la sortie. Il y a eu un petit creux au niveau des dates et on en a profité pour bosser le set et se mettre les morceaux dans les pattes pour être prêts à aller à la castagne.

On va en parler de cet album. C’est le premier album ou le deuxième album du groupe ? Vous avez sorti un EP et « Vulture ».

Robin : Deuxième ? Troisième ? Le deuxième c’est plus un LP.

Clément : Le premier, c’est vrai qu’il n’y a que 5 morceaux dessus mais il a été réalisé par Shanka, de No One Is Innocent et la prod est quand même bien fat. Pour un premier truc, on a tendance a dire « album », donc c’est [V.I.T.R.I.O.L.] le troisième en fait. Stricto sensu c’est [Radical Suckers] plus un EP, mais on considère qu’on en est au troisième album. Quand tu es un petit groupe, que tu te saignes pour payer l’enregistrement, pour payer la sortie… chaque accouchement se fait dans la douleur. C’est con mais dire qu’on fait un EP ça n’a pas le même impact que dire que tu fais un album du coup pour nous c’est le troisième et puis c’est tout !

C’est de la musique dents serrées et la rage au corps.

Clément


Et du coup qu’est-ce qu’il y a dedans ? Je l’ai écouté mais les paroles ne sont pas sur bandcamp. Il faudrait les rajouter, ça serait sympa.

Clément : Je vais te dire : moi même je n’ai pas les paroles donc j’improvise les chœurs.

De quoi ça parle, même si on improvise les chœurs ?

Robin : De tout et n’importe quoi. Pas mal de sexe mais pas forcément sur l’aspect cul. La chanson « Sex Slave » parle vraiment de… (hésite)

Clément : Misère sociale et affective dans les Hauts-de-France ?

Robin : Exactement, voilà. Il y a de ça, il y a attentat à la pudeur, tauromachie dégueulasse…

Clément : Des forces occultes, de corruption… De tout ce qui peut mettre un peu la rage.

Robin : De tout ce qui peut nous empêcher d’avancer dans la vie.

Clément : C’est de la musique dents serrées et la rage au corps. Les thèmes suivent les morceaux, c’est vénère dans le son donc c’est vénère dans les paroles aussi.

Radical Suckers à l'Aéronef en mai 2017

Radical Suckers à l'Aéronef en mai 2017


Je voudrais parler de l’artwork un petit peu. Il fait très metal, je trouve.

Clément : C’est marrant, on nous en dit plein de trucs ! On nous a dit que ça faisait très stoner, toi tu nous dis très metal. Mais c’est pas faux. C’est Mathieu Bablet qui a fait ça. Il bosse chez Ankama, où il est dessinateur de BD. Il a fait « Shangri-La ». C’est un mec qui bosse très très bien, qui est extrêmement pro à la vue de son CV. Il est parti d’une esquisse de Robin et il nous a fait cette pochette, qui certes n’est peut-être pas exactement dans les codes du rock’n’roll (mais d’une part les codes on n’aime pas trop ça) mais qui en même temps reprend bien les thèmes abordés dans l’album.

Je trouve ça cool que ce soit un artiste de BD qui fasse la pochette d’un album...

Robin : Faire des cross comme ça c’est assez cool.

Clément : Et ça s’est fait un peu au hasard des rencontres. Ça aurait pu être complètement autre chose mais il s’est trouvé que c’était ça et que c’était bien. La pochette est belle en plus, donc on n’a pas de problèmes à assumer ça. (sourire)

Vous avez des projets à venir pour la promo de l’album ?

Clément : On a quelques dates, quelques festochs qui arrivent dans la région jusqu’en septembre en gros. On doit avoir une demi-douzaine de concerts qui arrive. Et après, on va s’atteler au booking pour la saison 2017/2018 et essayer d’aller voir du pays. On a déjà pas mal tourné, c’est la fin de la première tournée sur l’album ce soir à l’Aéro et samedi chez les copains au Garage Café. Il y a quelques dates éparses sur l’été et après on va essayer de se remettre vraiment en mode tournée et sortir de la région. A priori on est partis sur une tournée allemande et hollandaise avec nos copains de 11 Louder, qui sont de Dijon et qui jouent comme nous du gros rock’n’roll.

Radical Suckers à l'Aéronef en mai 2017

Radical Suckers à l'Aéronef en mai 2017


C’est cool de sortir des frontières !

Clément : Notre dernière date était en Allemagne. On a bougé en Allemagne et en Belgique, et maintenant en France jusqu’en automne. On essaye d’aller toujours un peu plus loin.

La dernière fois qu’on s’était vus (avril 2015), vous veniez de commencer le dispositif de soutien aux artistes de l’Aéronef. Qu’est-ce que ça vous a apporté ? Qu’est-ce qui a changé pour vous en deux ans ?

Robin : En 2015, ça devait faire environ 6 mois qu’on était dedans…

Clément : Déjà ils ont produit l’album, ce qui n’est pas rien, et ça donne l’occasion d’avancer dans des conditions presque parfaites.

Robin : ça se professionnalise. Maintenant on est plus détendus sur scène, ton rider est au carré, tes fiches techniques aussi.

Clément : C’est s’habituer à ce qu’est une vraie, grosse salle de concert, un type de lieu qu’on espère être amenés à fréquenter un peu plus souvent dans un avenir pas trop lointain. Il y a plusieurs étapes quand tu crées un groupe : d’abord tu apprends à jouer ensemble, après tu apprends à écrire de bons morceaux, après tu apprends à tourner, tu apprends à gérer un public dans un bar et puis tu passes au niveau au dessus. Dans une salle c’est un autre délire : le public est plus loin, tu as un plus gros son, tu n'entends pas forcément tes potes jouer si ça passe pas dans ton retour… c’est un apprentissage. Heureusement que des structures comme l’Aéro mettent à disposition leurs locaux pour nous. Les groupes qui sont en haut de l’affiche aujourd’hui sont passés par là aussi, et heureusement que ces groupes là ont eu l’opportunité de se développer et d’apprendre le métier. En ce moment c’est notre tour et tant mieux pour nous ! (rires)

A quoi peut-on s’attendre ce soir avec Against Me! Et The Bronx ?

Clément : à une sacrée soirée, déjà ! On ne joue pas avec des débutants là, ça va être cool. On a hâte de les voir, on est super contents et honorés d’ouvrir pour eux.

Vous les avez déjà vu en live ?

Robin : The Bronx ouais.

Clément : Moi non, ça va vraiment être la première fois pour les deux et ça va être super cool. Nous on va essayer de faire ce qu’on sait faire, jouer vite, fort et foutre le bordel. Et se faire plaisir bien sûr, surtout se faire plaisir. C’est jamais un exercice évident la première partie, le tout c’est de prendre du plaisir sans se mettre la pression. Jouer le plus fort et le plus vite possible ! (rires)

Lire notre live report du concert de Against Me + The Bronx + Radical Suckers

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