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La Rue est vers Cambrai

Après plusieurs mois de préparation, l’association cambrésienne APM en collaboration avec Stéphane Charrais proposait un festival d’une journée répondant au nom de La Rue est vers Cambrai. Un événement clairement dédié à la culture urbaine et aux arts de la rue et à la (re)découverte de la scène musicale régionale.

On commence ce festival vers 13 heures par un temps chaud et très ensoleillé qui n’attirera tout d’abord que quelques personnes, laissant ainsi le temps aux membres du collectif de Docteur Colors de débuter leur performance de graffiti sur un support inédit, un cube à trois face. Une des faces a été en effet remplacée par un drap blanc afin d’accueillir plus tard dans la soirée des projections de VJing.  Au fur et à mesure que l’après-midi s’installe les curieux débarquent dans le village associatif et la Rue Insolite. Cette dernière partie accueille une exposition photo en plein air par le collectif DKTeam présentant des friches industrielles, la performance graffiti qui attire nombre de curieux et plus tard dans l’après-midi, une troupe de danseurs de hip-hop. Le village associatif propose quant à lui un stand où sont exposés des travaux graphiques, un stand tenu par les jeunes du centre ECLIPSE et des associations de préventions locales. Celui-ci rassemble de nombreuses personnes de tous âges grâce à des activités, des discussions et des jeux. A proximité de la scène, les membres de l’IndéBD donnent la possibilité de découvrir au public divers acteurs de la bande dessinée indépendante. Durant tout l’après-midi, ils ont également l’occasion de réaliser une fresque au nom du festival, faisant démonstration de leur talent.

Lorsque les 17h30 arrivent, le public peut découvrir sur scène un groupe local, The Junkie Sharks, un groupe affichant un style rock influencé visiblement par des grands noms comme AC/DC, Blur. C’est une formation classique composée d’un guitariste-chanteur, d’un bassiste et d’un batteur, ces deux derniers assurant également les choeurs. The Junkie Sharks offre au public une performance sans grande surprise, agréable et qui déclare bien l’ouverture des festivités. C’est ensuite au tour de la Division Nada de s’emparer de la grande scène et de nous donner à entendre un punk-musette teinté de jazz manouche. Le groupe, également issu de la scène cambrésienne, atteste d’une maîtrise de la scène en constante évolution. Les morceaux évoluent, les sons aussi, nous laissant découvrir le talent du guitariste (qu’on ne perçoit pas toujours avec la même intensité dans d’autre), le chanteur affichant encore une fois un plaisir manifeste à jouer de l’accordéon (on sent d’ailleurs aussi une maîtrise de l’instrument bien plus poussée qu’il y a quelques mois). Avant qu’Eclectek ne joue, direction la Rue des Insolites Jizzus&Titos se livrent à un petit numéro electro et VJ plutôt bon, dynamique, excellent préambule au show que nous livrera par la suite Eclectek.

Ce groupe originaire de Lille explore avec sa musique des genres tels que le rock, le hip-hop ou encore l’electro. Ce sont de véritables bêtes de scène où chaque membre du groupe est une entité à part contribuant au show qui se déroule devant nous. Les deux chanteurs Stouffi et Klemaouche jouent beaucoup avec le public et l’entraînent dans leur spectacle où ils finissent par avoir un rôle à jouer. Entre des rythmiques puissantes, d’excellentes parties de guitare, un bassiste funky, des beats endiablés et un flow très bien réfléchi de la part des chanteurs, Eclectek s’affirme vraiment comme une sorte d’ovni musical de la soirée.
 

C’est enfin le tour d’Ace Out de monter sur scène. Le groupe est bien connu des Cambrésiens puisque des membres du groupe sont originaires du coin et à peine sur scène, ils sont déjà acclamés par le public. Ace Out, en concert, c’est comme plonger dans le vide sans sécurité. Vrais monstres de scène, ils promettent une performance enflammée, maîtrisée d’un point de vue technique et qui se révèlent pleins de surprises. A travers leurs différents titres, ils flirtent avec la pop, un rock un peu agressif  et des beats parfois disco et funk. On n'a pas le temps de s’ennuyer car le chanteur interpelle le public à de nombreuses reprises, faisant également monter quelques personnes (et une courageuse) pour un numéro endiablé. Le guitariste est plein d’énergie possède également un jeu de scène attrayant et démontrant, malgré quelques problèmes techniques, une grande maitrise d’exécution. Le batteur, que je qualifierais de sautillant, voir frétillant, ne se fait pas oublier et se déchaîne derrière sa batterie. Le bassiste d’ Ace Out est un élément plus discret mais qui possède également un attrait certain sur scène et nous laisse entendre d'excellents  passages funky et très rythmés. On retrouve des chansons qui ont fait le succès du groupe telles que «She Looks for Something New» ou encore «Kiss is Burning» ainsi que des compositions plus récentes. Bref, une joie communicative tant sur scène que dans le public, une énergie débordante qui conclue bien la soirée...

Celle-ci se termine tranquillement par un DJSet du combo electro & Vjing - proposé par Shafty Brothers accompagnés par le groupe Electochaft -qui avait joué auparavant entre les passages d’Eclectek et Ace Out. Le DJ Set et le Vj Set sont résolument influencés par le 8-bit. Le son est un beat dynamique mais posé qui nous rappelle nos vieux jeux de Game Boy. Une mélodie dense, riche en samples déstructurés qui se rassemblent harmonieusement sous l’égide des DJ. 

Une première édition très réussie avec une ambiance musicale excellente. On espère qu’il y aura une seconde édition 😉

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