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The Hives + The Bronx à l’Aéronef

La fin de l'année 2012 est décidément très Rock N'Roll. 5 jours à peine après la déflagration provoquée par le Jon Spencer Blues Explosion, les murs de L'Aéronef sont de nouveau mis à rude épreuve avec la venue des suédois de The Hives. Groupe qui malicieusement aime se définir comme le meilleur du monde. Avis semble-t-il fortement partagé par le public. La salle étant pleine à craquer.

Pour échauffer les esprits, le groupe The Bronx. Qui comme son nom ne l'indique pas vient en fait de Los Angeles et non pas de New York. Un patronyme trompeur du point de vue géographique. Mais qui résume parfaitement l'effet que peut provoquer ces cinq musiciens. L'envie de le foutre, le Bronx.

Car c'est avec une rage indescriptible que le gang de Los Angeles ouvre le bal. Avec de véritables brûlots Punk/Hardcore. Guitares perçantes, riffs acérés et agressifs, basse apocalyptique, batterie martyrisée, refrains accrocheurs et énervés, le groupe envoie du lourd. Du très lourd. Du MC5 de skate-boarders. Du Stooges génération Jackass. N'ayant pas peur de se fracasser la tête contre un mur de décibels. Un pur moment d'adrénaline. Mené par le fougueux Matt Caughtcran. Incroyable frontman dont la hargne met d'office à la retraite des vétérans tels que Iggy Pop ou Henry Rollins. N'hésitant pas à se mêler plusieurs fois à la foule pour mieux la soulever.

Malheureusement, The Bronx étant encore relativement peu connu dans nos contrées (malgré l'imminent quatrième album), le public reste en mode découverte. Peu de pogo, à part pour un petit noyau d'une dizaine de spectateurs. Pas de stage-diving. Pas de slam. Seulement des applaudissements. Amplement mérités. Mais insuffisants au vu du séisme.

Les spectateurs  ont sans nul doute possible préféré conserver leurs forces pour accueillir la tête d'affiche. Affublés de queues de pie et de chapeaux hauts de forme, l'arrivée sur scène de The Hives s'accompagne immédiatement d'un soulèvement de la foule. Rythmé par l'introductif 'Come On!'. Courte chanson ouvrant le dernier album et consistant à répéter une bonne cinquantaine de fois son titre. Simple. Efficace. Et annonçant la couleur. Le public entre dans la danse et ne la quittera qu'une fois les musiciens de retour dans leurs loges.

La prestation est juste jubilatoire. Les Suédois n'ont sûrement pas inventer le fil à couper le beurre. Et ne révolutionnent en rien la musique. Mais ils ont un talent indéniable. Celui de savoir revenir aux basiques. Et de ne voir dans le Rock N'Roll que ce qu'il est: un éternel adolescent. Bondissant et ne se prenant pas au sérieux.

Pelle Almqvist, le chanteur, a beau répéter inlassablement tout au long de la soirée que The Hives sont « le meilleur groupe du monde », il n'existe aucune prétention dans leur démarche. A part celle de se faire plaisir. Et de faire plaisir. Avec des morceaux tout en simplicité, mais loin d'être simplistes, ne prenant aucun détour. Chaque chanson, qu'elle soit ou non un single, est un tube en puissance. Car il s'en dégage une évidence mélodique. Pas de superflu. Juste des couplets/refrains affutés et entraînants que l'on ne peut s'empêcher de reprendre à tue-tête. Le tout porté par une fabuleuse énergie scénique. Une joie de vivre communicative. Pelle et sa bande mouillent leur chemise blanche jusqu'à la rendre translucide. Donnent tout ce qu'ils ont dans le ventre. N'économisent jamais leurs forces. Et ce jusqu'au tic-tac final. Le désormais mythique 'Tick Tick Boom' concluant tel une explosion un concert tout simplement réjouissant.

Par la magie de la méthode Coué, The Hives aura effectivement été, le temps d'un concert, le meilleur groupe du monde.

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