Tagada Jones + No One Is Innocent au Grand Mix

Le rendez-vous de ce mercredi 13 novembre 2019, au Grand Mix, nous promettait de nous réchauffer au son du rock engagé de deux groupes dont les valeurs ne sont plus à démontrer. Cette date du 13 novembre était l’occasion de rendre hommage et de continuer d’éveiller les consciences comme l’ont toujours fait Tagada Jones + No One Is Innocent. Le Grand Mix fait salle comble pour du rock, du punk et de la contestation.

No one is innocent

Avant le début du concert, en écoutant les conversations du public, on se rend facilement compte que No One Is Innocent évoque beaucoup de souvenirs pour les uns comme pour les autres. Il faut se rappeler que la première version du groupe date de 1993, et qu’après une refonte ainsi que divers albums, les derniers titres sont sortis en 2018.

Le set commence avec le morceau “la peur”, le public du Grand Mix est un peu timide mais cela ne dure que quelques minutes. Kemar pose les bases du rock subversif des “no one” et nous parle de leur carrière qui dure depuis vingt ans. “Kids around the round” vient à point nommé.

On passera d’"Ali of the king" à "Charlie" en passant par une reprise de Rage Against The Machine. Un mini wall of the death s’organise en milieu de set.

Le point d’orgue de la soirée est un superbe duo voix entre Kemar et Nikos Jones des Tagada Jones qui fera jumper la salle entière.

Du grand Canyon au Yemen, et la peau est la même... 

Les fans de la première heure ont apprécié “chile” ou “la peau”. On achève le set de ce groupe avec l’impression de se réveiller du long sommeil quotidien. La soirée n’est pas finie mais dorénavant on sait que nul n'est innocent.

Tagada Jones

Tout comme les No One Is Innocent, Tagada Jones est un groupe fondé dans les années 90. Loin d’être un groupe de vieux, “Tagada” nous propose un punk rock contestataire qui nous plonge dans nos souvenirs étudiants.

On ne peut pas encore continuer comme ça / Laisser les imbéciles prendre le pas / Les clefs du pouvoir et de l'État / On ne peut pas !

L’ambiance au Grand Mix ne redescend pas pendant la pause et le set démarre par “Envers et contre tous”. Ce morceau pose les fondations de ce qui sera un set protestataire à l’image de ce que le groupe veut dénoncer ou montrer de son engagement.

Pendant la soirée, on entendra “Karim et Juliette” ou encore “zéro de conduite”. Si vous voulez avoir une bonne idée de l’ambiance, on ne peut que vous recommander d’écouter Live at Hellfest 2017.

Tagada Jones est un bon compagnon de manif, voire un éveilleur de consciences dans les salles de discussion, au BDE ou en fin de repas de famille. C’est la force du punk rock français ! Ce soir, ils ont réveillé le public avec les belles lignes de basse qui font bouger les tripes et la batterie qui gronde en arrière scène.

Il y a un point commun entre Tagada Jones et LillelaNuit : les souvenirs estudiantins ne meurent jamais.

Les guitares ont tabassé et réchauffé cette nuit de novembre ; est-on vraiment sûr de vouloir retourner dans notre quotidien où personne n’a le temps de s’interroger sur ce qui nous entoure ?

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