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Royal Republic + KO KO MO au Splendid de Lille

Rien de tel qu'une bonne dose de Rock pour démarrer la semaine sur les chapeaux de roue ! Pour ce faire, direction donc le Mont de Terre où règne en maître Le Splendid depuis tant d'années. Mais pour régner il faut une Cour qui sera cette fois composée des Nantais de KO KO MO qui ouvrent le bal des Royal Republic.

KO KO MO, UNE PREMIERE PARTIE DECOIFFANTE

Il ne fallait d'ailleurs pas être en retard ce soir puisque c'est à 20h pétantes que retentissent les premiers riffs de guitare de Warren pour une première partie décoiffante. Tout de jacquard et de pattes d'eph' vêtu, le frenchie va littéralement enflammer les foules qui n'en perdront pas une miette, le bar ayant été rapidement déserté pour remplir déjà copieusement la fosse du lieu. Rien que Non Essentiel Man met tout le monde d'accord avec son style se baladant entre hard rock, blues voire psyché, le tout bien aidé par la vivacité de K20 derrière ses fûts. N'oublions pas non plus la voix du chanteur, véritable incarnation de Robert Plant, on se sentirait presque téléportés au début des années 70.

Et cette démonstration de "pure rock" va perdurer pendant près d'une 40aine de minutes, de quoi ravir l'audience visiblement conquise, l'ambiance et les sourires l'attestant. S'il vous faut une énième raison de vous pencher sur le cas de ces deux-là (car oui leur charisme est celui d'un Big Band mais ils ne sont que deux), Need some Mo' ou Your Kiss devraient parachever le travail. Un excellent moment et ce n'est que le début.

ROYAL REPUBLIC MET LE SPLENDID EN EBULLITION

Car après une pause houblonnée (avec modération), les majestueux Royal Republic entrent en scène pour nous envoyer directement à la figure un Fireman & Dancer qui donne le ton. Ce soir au programme on remue certes frénétiquement la tête... mais on se secoue également le popotin. Et cette frénésie va nous accompagner durant 1h30 pétrie d'une énergie folle et d'une bonne humeur communicative.

Le single RATA-TATA finit d'emporter sur son passage les derniers réticents et c'est déjà l'heure de mettre Le Splendid en ébullition. Bien qu'en plein Movember, le frontman Adam a laissé sa moustache au placard... mais pas son talent, Stop Movin' ou Full Steam Spacemachine arrivant en trombe pour nous le confirmer.

ROYAL REPUBLIC, UN CONCENTRé D'ENERGIE AU SERVICE DU ROCK

Mais face à cette première demi-heure de haute volée, le combo suédois décide de faire retomber la pression en fendant la foule pour atterrir sur une mini-scène située devant la sono pour un petit bœuf acoustique dont eux-seuls ont le secret. Un sympathique moment de partage non dénué d'humour, que ce soit avec les histoires d'Adam ou les sonorités scabreuses du titre Addictive.

Si l'on devait résumer ce show en un mot ce serait sans hésiter sourire, tant celui-ci nous aura enchanté tout autant que le flow d'ondes positives envoyé par le quatuor. De là à dire qu'Underwear transforme cette soirée bouillonnante en fête du slip il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas car Royal Republic c'est bien plus que ça. C'est un concentré d'énergie au service du Rock, de quoi nous faire presque oublier d'un claquement de doigts les mois compliqués qu'a vécue la Culture dans son ensemble.

UN VERITABLE MOMENT DE COMMUNION

Le Splendid termine de se métamorphoser en volcan avec une kyrielle de titres plus punchy les uns que les autres avant d'exploser durant la petite "session metal" improvisée à coups de Battery de Metallica ou l'hilarante version de Ace of Spades où le bassiste finira d'ailleurs littéralement à genoux.

C'est le moment choisi par ses Majestés pour achever de bonheur leur auditoire par un Baby que nous n'oublierons pas de si tôt tout en intensité et aussi précieux que le collier de perles qu'arbore chaque membre du groupe par-dessus son perfecto.

Bref un véritable moment de communion auquel nous avons assisté et que nous ne pouvons que vous conseiller d'aller partager avec ces quatre porte-drapeaux du Rock'n'Roll : God save Royal Republic !

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