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Marcus Miller au Nouveau Siècle

Marcus Miller fait partie de ces génies qu’il faut avoir vu sur scène une fois dans sa vie. Multi-instrumentaliste (basse, clavier,  clarinette...), ultra prolifique (musiques de films, albums, collaborations), multi-genres (jazz, blues, rock, R&B et même hip-hop), il traverse les années tranquillement et le sourire aux lèvres. Ces premiers succès, il les connait avec Miles Davis, légende parmi les légendes pour qui il compose et qu’il accompagne sur scène entre 1980 et 1990.

Les retrouvailles avec Marcus Miller au Nouveau Siècle

Marcus a enchaîné les créations que ce soit en solo (Suddenly, The Sun Don’t Lie, Renaissance...) ou avec David Sanborn, saxophoniste américain, ou bien encore avec The Jamaica Boys, trio funk venu du Queens. Bref, il est inutile de dire que l’on est très impatient de le retrouver sur la scène du Nouveau Siècle. Bientôt, les lumières s’éteignent et une véritable ovation accompagne les musiciens : un clavier, un batteur, un saxophone et une trompette accompagnent Marcus qui ne se sépare pas de sa basse et, comme on le verra plus tard, d’une clarinette basse, instrument peu connu mais au son incroyable.

« The Blues », issu de son album Tales (1995), ouvre le set. Le public ne tarde pas à être conquis. Suivra la géniale « Papa Was a Rollin’ Stone », reprise de The Undisputed Truth, et « Detroit ».

Entre morceaux connus et nouvel album prévu en juin

Marcus nous parle beaucoup, ce qui nous change un peu et surtout il le fait dans un français impeccable. « Le batteur est génial hein ?! » oui Marcus, on confirme. Il ne nous a pas fallu longtemps pour remarquer le talent de l’ensemble des musiciens qui l’accompagnent, avec une mention particulière pour le batteur et le saxophoniste.

Le groupe nous présente ensuite un morceau du nouvel album, qui sortira en juin de cette année. « Trip Trap » comporte, chose rare, des paroles susurrées par la voix mélodieuse de Marcus, sur une basse de Funk des plus agréables. Les morceaux se suivent, avec toujours la basse comme base linéaire : puissante, un peu folle. Avant  « Preacher’s Kid », Marcus nous parle longuement de son père, décédé il y a peu. Il lui dédicace le titre et nous explique que, lors du premier concert de Marcus avec Miles Davis, il a su à quel point son père était fier de lui. Moment très émouvant qui donne une autre dimension à ce morceau. La première partie du set se termine sur une autre reprise de Miles, « Tutu », un grand moment. Lorsque les dernières notes se font entendre, le public est debout et applaudit à tout rompre. Le groupe nous salue et s’en va toujours sous les applaudissements qui ne se tarissent que lorsque les musiciens reviennent pour un premier rappel.

Une fin de soirée avec "quelque chose de magique"

Ce sera la reprise magistrale et inattendue  du « Come Together » des Beatles qui fait s’enflammer encore un peu plus le public. Nous ne pouvions pas finir sur cette note, il fallait calmer un peu les choses. C’est pourquoi, après une autre ovation et un autre départ, Marcus Miller et ses comparses nous offrent « Jean-Pierre ». Marcus nous explique qu’il l’a joué pour la première fois lorsqu’il avait 22 ans, avec Miles Davis. Que chaque nuit, il trouve quelque chose de magique dans ce morceau et que nous allons nous aussi essayer d’y trouver quelque chose de magique... Effectivement, chacun semble y trouver ce petit quelque chose en plus...

La soirée se finit sur cette basse exaltée. Merci Monsieur Marcus Miller, votre réputation vous a précédé et ne nous a vraiment pas déçue !

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