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Deus + Triggerfinger + The Liminanas + Baasta! au Zénith de Lille

Les Paradis Artificiels. Qui ne connait pas encore ce festival qui regroupe, pendant une semaine, tous les ans, des fans de tous styles et de tous horizons ? Ce soir, c’est au Zénith que nous nous rendons pour découvrir ou redécouvrir des groupes comme Triggerfinger ou dEUS.

Le groupe régional Baasta!

Mais il nous faudra patienter un peu. A 19h, les Arrageois de Baasta ! s’avancent devant nous. Les lauréats du Tremplin du Main Square ont présenté leur EP « Sales Gosses » lors de l’édition 2018. Et c’est donc avec plus de bouteille qu’ils entament leur set. On leur donne un côté punk dans les paroles revendicatrices, en français à la manière de Noir Désir ou Téléphone. Un coté électro pour les sonorités. Et puis un coté rap pour le débit de parole. Un mélange éclectique qui fonctionne bien. Le set est très court. Une demi-heure et puis s'en vont. Trop peu pour en écrire plus mais assez pour avoir envie de les revoir !

The Liminanas pour s'echauffer

Il y a encore très peu de monde dans la fosse du Zénith peu avant que The Limiñanas ne commencent. Il faut dire qu'il est encore tôt. La soirée ne fait que commencer. On profite de la pause pour déambuler dans le Zénith qui, en plus des traditionnels stands de boissons et petites choses à grignoter, propose  des jeux d’arcades ou encore un photobooth. Ambiance bon enfant garantie !

De retour dans la salle, nous apercevons sur scène un homme assis. Vêtu d'un costume bleu ciel il patiente dans un grand fauteuil blanc. Difficile de le rater. Un peu interrogatifs au début, on se rend vite compte qu’il est là uniquement pour s’agiter, se mouvoir sur certains morceaux. Sur les autres, il reste assis… Soit ! Peut-être qu’il y a une explication à cette présence avec le groupe mais nous n’en voyons pas ! Il aura fallu près de dix ans au duo The Limiñanas pour connaître la consécration en France. Et la sortie en 2018 de Shadow People produit par le génie fou Anton Newcombe (BJM), et l’on sent clairement son influence dans les titres de l’album joués ce soir. 10 ans c'est long certes mais cela ne signifie pas pour autant que Lionel & Marie aient chômé. Certes plus connus aux Etats Unis qu’en Europe, ils ont créé plusieurs albums et tourné un peu partout.

Le duo est accompagné sur scène par plusieurs musiciens qui donnent tous de la voix et de l’instrument. Les mélodies sont rythmées et entraînantes, l’alternance de français et d’anglais rythme un peu plus le tout. Pour autant on n’entre pas trop dans le jeu. Une impression de lassitude nous envahit rapidement et c’est avec patience qu’on attend que les lumières se rallument. Heureusement pour eux, le public ne semble pas de notre avis et passe un bon moment.

Triggerfinger, on ne s'en lasse pas !

Ah ! Triggerfinger… C’est avec un plaisir non dissimulé que nous retrouvons le trio (devenu quatuor en live) flamand. Et l’on espère que leur prestation sera à la hauteur de nos attentes. La suite nous prouvera que l’on avait raison d’en espérer beaucoup. Car ils furent, comme à leur habitude, excellents ! Rock qui fleure bon le stoner et la sueur. Blues entêtant, crasseux. De celui qui vous fait remuer le corps et l’esprit en un riff de guitare.

On est surpris et contents d’entendre les premières notes de « I’m coming for you » pour démarrer leur set. Simple mais terriblement efficace ! Ruben Block comme à son habitude arbore un costume pétillant. Tout de vert émeraude vêtu il inonde la scène de son charisme. Jouant de son charme et de sa voix il sait envoûter le public qui dodeline de la tête à tout va. Monsieur Paul fidèle à la couleur noire est égal à lui-même. Il joue de la basse magistralement avec une précision chirurgicale. Quant à Mario Goossens, son costume à rayures se repère sans mal derrière sa batterie. Les anciens titres du groupe s’enchainent. Ce qui n’est pas pour nous déplaire, car il faut bien l’avouer, les deux derniers albums nous ont laissé un petit goût amer de « C’était mieux avant… ». Alors certes c’était peut-être mieux avant sur disque, mais sur scène on reste persuadé que c’est toujours aussi bien ! Geoffrey Burton, qui accompagne les compères à la guitare, donne une autre dimension aux morceaux. Les titres se succèdent, rarement coupés par quelques mots de Ruben et une présentation des musiciens. « Let it Ride », « By Absence of the Sun », ou bien encore « Flesh Tight », « On my knees », « All this Dancin’ Around », « Is it ». Le groupe finit par une belle reprise de « Man Down » de Rihanna.

Après un salut chaleureux de leur part et des beaux applaudissements de la nôtre le groupe quitte la scène. Il va être 23h mais la soirée n’est pas finie !

dEUS pour finir en beauté cette soirée

C’est à dEUS de faire son entrée. Le groupe anversois fait partie de ceux que l’on connait. Pas forcément intimement mais dont on a tous entendu parler et que l’on redécouvre toujours avec plaisir au détour d’une playlist. Le groupe commence doucement... Avec « Slow », puis les titres s’enchainent, « Constant Now », « Girls keep Drinking », « Fell Off the Floor, Man ». Au détour de l’un d’eux on apprend que le groupe commence une tournée, qu’il est trop tard pour prendre des billets pour Bruxelles (étonnant non ?) mais qu’il en reste à Londres et ailleurs. Le message est passé ! Et puis vient « Let’s See who Goes Down First », tiré de l’album The Ideal Crash, il n’a pas été joué depuis 2009. Et par la suite « Put the Freaks up Front », du même album pas joué depuis… 2006… Deux beaux cadeaux qu’ils nous font là ! On aura aussi le droit à « Quatre mains », « Madgalena » ou encore « Bad Timing ». Le set se finit sur le classique mais célèbre « Suds & Soda », hymne d’une ville qu’ils connaissent bien : Anvers !

dEUS a, une fois de plus, confirmé sa réputation de grand groupe live ! La prestation est impeccable, les sonorités parfaites, la voix de Tom Barman profonde. Seul bémol, le son, ultra fort perturbe un peu et empêche sur certains morceaux d’entendre comme il faut Tom chanter. On voit certaines personnes quitter la salle probablement pour ne pas revenir. Mais cela n’empêchera pas ceux qui restent d’apprécier cette fin de soirée avec dEUS

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