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Animal Collective et Pantha du Prince à l’Aéronef

Ambiance aérienne ce soir dans un Aéronef qui n’a jamais aussi bien porté son nom !

 

C’est Pantha du prince qui ouvre la voie lactée. Seul sur scène, ce DJ balance ses titres les uns après les autres. Malgré une bonne rythmique et des sons envoûtants, le set est un peu froid : le Pantha semble absent, comme si le public en masse devant lui n’existait pas. Pourtant, ça bouge un peu devant la scène. Les gens n’applaudissent pas (d’ailleurs, l’enchaînement des titres ne leur laisse pas de temps pour applaudir), mais ils sont là. Le set de Pantha du prince s’achève, et l’assemblée présente le remercie, apparemment contente de la prestation.

 

Animal Collective est un groupe inclassable. Autant pour la musique qu’il crée que pour les émotions que l’on ressent dans ses concerts. Ce groupe américain est sans doute le seul à mélanger avec brio ambiance psychédélique, univers pop et folklore luminaire. Sur scène, Animal Collective émerveille : on retrouve un peu de Sigur Rós dans la voix d’Avey Tare mais aussi toute une atmosphère « jungle » dans le son du groupe. D’un titre à l’autre, on passe d’une ambiance amazonienne genre Jumanji à des profondeurs abyssales aux reflets bleus/violets. Les Animal Collective ne sont que trois face au public. A gauche, Geologist (et sa lampe frontale) s’occupe des programmations et des samples ; au centre, Avey Tare chante, joue de la guitare, des claviers et des cymbales ; et à droite, Panda Bear qui gère les percussions, les chœurs et les samples. Au-dessus d’eux, un énorme ballon blanc sur lequel seront projetées des images et animations tout au long du set.

Car Animal Collective, c’est surtout un concert qui se regarde : beaucoup d’effets lumineux viennent agrémenter le show du groupe et appuyer la dimension féérique. On a parfois le sentiment d’assister à une grande messe psychédélique tantôt sous-marine, tantôt intersidérale. Et même si on ne se laisse pas emporter à chaque morceau, le flot de grosses basses est efficace. Les nombreux curieux venus découvrir en live ce groupe dont ils ont apprécié le dernier opus (Merriweather Post Pavilion, sorti le 6 janvier 2009, a été encensé par la critique comme album majeur de l’année) ne s’y sont pas trompés. Petit bémol quand même : le groupe communique très peu, malgré le public qui applaudit, ravi.

Le groupe revient pour un rappel, toujours sous les applaudissements. Avey Tare nous explique que le prochain titre « is for Ground Zero » avant d’entamer My Girls, long morceau planant de plus de dix minutes (en version live). Des images de danses sud-américaines sont projetées sur le ballon. Les échos des voix d’Animal Collective raisonnent encore dans l’Aéronef lorsque les lumières se rallument. Retour sur terre un peu brutal après cette soirée en lévitation…

> MySpace de Pantha du Prince
> MySpace d'Animal Collective

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