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Amenra + Boris à l’Aéronef

En ce mercredi soir, c'est dans la grande salle de l'Aeronef que nous nous retrouvons afin de découvrir ou redécouvrir pour certains, le groupe japonais Boris. Le trio fera une entrée plutôt fracassante dans un brouillard de fumée au rythme des tambours. Il poursuit ensuite avec des sonorités beaucoup plus lourdes chargées de basses. Les accords très longs font d'ailleurs penser à un côté Sunn O))) pas vraiment assumé. Durant tout ce concert, on passe d'ambiances très pesantes à très aériennes au grès de doom rythmiques, stoner, drone... Et même parfois au grès de sonorités très J-Pop, ce qui sera d'ailleurs assez surprenant, tout comme le placement d'un accordéon qui rendra l'ambiance très atmosphérique lui aussi. Côté voix, on est plutôt mitigé avec des alternances de chants entre le chanteur guitariste-bassiste (puisqu'il dispose d'une guitare à double manche) et le batteur qui lancera de temps à autre des coups sur le gong situé derrière lui (on note la performance du mouvement d'épaule assez rude !). On relève tout de même des moments très bordéliques notamment en fin de morceaux, une mise en scène « très japon » aussi bien au niveau des costumes de scènes, du maquillage que de leur attitude très surjouée qui nous laisse plutôt dubitatif. Finalement, on trouve la prestation plutôt longue ce qui finit par lasser une bonne partie du public...

Après un bref repos pour les oreilles, on enchaîne avec les excellents Belges d'Amenra qui sont évidemment très attendus ce soir. La salle est presque comble. La grande messe noire commence, le silence se laisse entendre dans la salle à la demande de nombreux « chut » alors qu'on aperçoit de dos Colin H. van Eeckhout, le chanteur d'Amenra. L'ambiance générale au début de ce set rappelle des souvenirs du très bon concert des Godspeed You! Black Emperor mais le calme ne se fait pas ressentir bien longtemps. On observe l'énorme projection du groupe en noir et blanc. La scénographie est vraiment magnifique, emplie de timelapses de paysages, d'explosions d'une réelle qualité et surtout synchronisée avec les fréquences sonores que nous pouvons percevoir. Le son est puissant. Rien n'est laissé au hasard. Les instruments sont tous singuliers et audibles. Le chant tantôt lointain, criard et surtout retentissant est parfaitement mixé et délicieux. On aura aussi le droit à un moment de grâce avec quelques paroles en français provenant de leur dernier album Mass VI. On termine sur la phrase très vraie d'un ami ce soir-là : Amenra, c'est aussi propre qu'un meurtre parfait...

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