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No one is innocent + Radical Suckers au Splendid

Le public ne se presse pas ce soir au Splendid, certainement parce que c’est le début du week-end pour beaucoup. Les spectateurs prennent donc leur temps pour arriver et venir découvrir la première partie, Radical Suckers. Quelques fans les écoutent attentivement, parfois de loin car le son est fort, les autres découvrent les morceaux qui apparaîtront sur leur E.P. dont la sortie est prévue le 11 septembre. Certains retardataires ont quand même pu voir Kémar, le chanteur de No One Is Innocent et Shanka, le guitariste rejoindre ce groupe régional pour un dernier morceau.

La fosse semblait peu remplie jusqu’à ce que No One arrive, et que les derniers spectateurs s’engouffrent dans la salle. Dès les premiers morceaux, les fans se mettent à pogoter, «le retour de la Révolution.com » lancé par Kémar provoque le premier slam. « Nomenklatura » énerve encore plus les premiers rangs qui ont de la place pour s’agiter dans tous les sens. Kémar fait même signe aux vigiles de laisser un peu de liberté à ces mecs qui s’éclatent. A force de remuer, la chaleur submerge le Splendid. Elle pousse le guitariste à tomber le tee-shirt, Kémar fait de même. La vision du torse nu du leader de No One en a alors émoustillé quelques unes. Le chanteur excite encore plus les spectateurs en leur avouant : « On savait que ce serait chaud chez les futurs champions de la Ligue 1 ». Comment monter d'un cran la pression de la salle à ce moment-là ? Préciser que le titre suivant « Amour de la haine » fait référence au Président Sarkozy. Le groupe est aussi déchaîné que les fans qui n’arrêtent pas de remuer devant la scène. « ça va la sueur au Splendid ? » demande Kémar. Visiblement oui, alors il continue sur le même sujet : « On a ressorti un morceaux des tiroirs, en rapport avec ce qui est arrivé aux dernières élections ». No One ne mâche pas ses mots, le public est réceptif. « Où étions-nous ? » provoque un vent de révolte. Ce sentiment est d’autant plus fort que Kémar est seulement accompagné du guitariste pour ce titre. Un peu de calme avant une grosse tempête lorsque le groupe rejoue « La Peau », « un titre qui a déjà 15 ans d’existence et qui est toujours d’actualité malheureusement ». Ça pogote énormément au milieu de la fosse qui bouge dans tous les sens.

Kémar rejoint ses fans pour le morceau suivant, sur la résistance chilienne : « Chile ». Une vraie communion s’instaure entre le chanteur et une partie de la fosse. Beaucoup les soutiennent en reprenant « Nous gagnerons, même si tu ne le crois pas ». No One calme le jeu avec une belle reprise de « Hurt » signé Nine Inch Nails. Il termine avec l’histoire du psychopathe « Henry », mais ne laisse pas la foule sur cette note de folie : il revient très vite et présente entre des anciens morceaux, des chansons plus récentes tirées de leur nouvel album sorti en ce début d’année. Toutes s’enchaînent très vite jusqu’à la présentation des musiciens. Pour finir, Kémar fait monter sur la scène quelques personnes, pas trois ou quatre, mais plutôt dix/quinze fans. Ils s’éclatent tous ensemble sur « Drugs ». Les vigiles se montrent très vigilants. Ceux qui se souviennent de l’énergie dégagée par le groupe lors du festival Mix’Cité l’an dernier peuvent comprendre car No One est un groupe qui peut faire exploser des crash barrières et réveiller une énergie incroyable.

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