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Enter Shikari + As It Is + Structures au Splendid Lille

Ce mercredi 27 mars, le Splendid accueillait pour la seconde fois l'édition 2019 du festival Les Paradis Artificiels, avec une affiche définitivement rock. Le groupe britannique Enter Shikari profitait du festival pour entamer sa nouvelle tournée européenne, accompagné du jeune groupe de pop punk As It Is. L'affiche était complétée par les Amiènois de Structures, qui ont eu l'honneur d'ouvrir le bal.  Mais bien plus qu'une date de festival en 2019, cette date avait un petit côté Retour Vers le Futur. Sautons vite dans la DeLorean !

Le groupe régional Structures

Arrêtons-nous d'abord dans les années 80.

Le quartet de post-punk amiènois a le vent en poupe depuis quelques temps, et on a pu les voir jouer dans plusieurs lieux populaires de la régions tels La Condition Publique ou les 4Ecluses. Cette fois-ci, malgré un court set et une salle encore très clairsemée (il est à peine 20h, un soir de semaine), le groupe a montré sans équivoque qu'il savait y faire avec son post-punk très british aux rythmes pop rappelant les hits de Siouxsie and the Banshees ou l'ambiance gothique planante de Bauhaus.

Setlist : Rough Wave – Long Life – Dancers – Satellite – Immortals – Arabian Knights Club – Silent

le groupe de pop punk As It Is

Nous sommes à présent en 2005, et la musique emo n'a jamais été aussi populaire. Les yeux se fardent de noir et MTV passe en boucle “I'm Not Okay (I Promise)”, qui devient l'hymne d'une génération.

As It Is monte sur scène rapidement après Structures, et se lance sans attendre dans “The Reaper”, qui est reprise immédiatement par un groupe de jeunes filles très enthousiastes (et visiblement très fan) installées à la barrière. Le groupe délivre un pop-punk énergique, teinté de notes de post-harcore et aux influences emo plus qu'évidentes de par le thème des chansons, mais aussi les riffs et refrains calibrés pour être repris en chœur. Cependant, le Splendid peine encore à se remplir, beaucoup de personnes préférant s'installer dans les sièges (pas très respectueux pour les artistes, au passage) en attendant la tête d'affiche. Patty Walters essaye en vain de les faire s'approcher, ce qui plombe un peu le rythme. Heureusement, le groupe de fans est toujours là. Faisant fi du manque de réactivité des rabats-joie assis au fond de la salle, le chanteur décide d'occuper l'espace de la fosse pour la dernière chanson “The Wounded World”, à la plus grande joie des fans. Il est vite rejoint par le guitariste, et le moment un peu gênant d'un peu plus tôt est vite oublié pour les personnes un tant soit peu sensibles au pop-punk.

Setlist : The Reaper – The Handwritten Letter – No Way Out – The Stigma (Boys Don't Cry) – The Fire, the Dark – The Wounded World

Enter Shikari, le debut de sa nouvelle tournée européenne

Dernier voyage en DeLorean. Nous partons à présent pour les années 90 (ou la fin des années 80), où nous allons avoir chaque pied dans un monde différent : le hardcore d'un côté, et la techno de l'autre. Que se passe-t-il quand on mélange ces deux ingrédients et qu'on saupoudre le tout de riffs de metal, de paroles rappées et, pourquoi pas, de trompette ? Eh bien cela donne une excellente soirée à danser et à oublier qu'on se lève à 6h du matin pour cette réunion de service.

En 20 ans de carrière, Enter Shikari a appris à rassembler des foules éclectiques à l'image de sa musique aux multiples facettes. Passant sans transition d'une mélodie dansante et lunaire (The Spark/The Sights) à une avalanche massive mêlant cris et distorsion (Step Up), le groupe annonce d'entrée la couleur et introduit tout de suite les non-initiés à leur univers si particulier. Les chansons s’enchaînent, un premier mosh pit s'ouvre rapidement et fait monter l'ambiance et la température de la pièce : quelque chose de bien appréciable d'après les membres de Enter Shikari, puisqu'ils arrivent de Sibérie et ont besoin d'un peu plus de chaleur pour bien commencer leur tournée européenne. Le public lillois s'en donne à cœur joie. Le set est plutôt bien équilibré entre chansons du dernier album « The Spark », sorti – déjà !- il y a 2 ans, et d'autres bangers plus anciens, qui montrent l'étendue des capacités des musiciens, à l'image par exemple du morceau « Arguing with Thermometers », qui est assez représentatif de la palette musicale du groupe.

La nouvelle chanson (qui donne d'ailleurs son nom à la tournée) « Stop The Clocks » annonce la fin de la setlist. Avant de prendre deux minutes de pause bien méritée avant le rappel, le groupe propose de lancer le « quickfire round », soit 4 chansons jouées à la suite, sans interruptions, sans aucun doute le point culminant de la soirée. C'est avec le classique « Sorry, You're not a Winner » qu'Enter Shikari lance les hostilités. La dizaine de minutes passe à une vitesse folle dans un Splendid aux airs de boîte de nuit. La pause avant le rappel est trop courte pour que l'ambiance ne retombe. Le groupe revient sur scène, visiblement content de l'accueil du public lillois (auquel il est habitué puisqu'on a déjà pu les recevoir il n'y a pas si longtemps au Grand Mix), et la foule vibre encore sans faillir jusqu'à l'allumage des lumières dans la salle.

Setlist : The Spark – The Sights – Step Up – Labyrinth – Arguing with Thermometers – Rabble Rouser – Halcyon – Hectic – Gap in the Fence – Shinrin-Yoku – The Revolt of the Atoms – Destabilise – Gandhi Mate, Gandhi – Mothership – Insomnia (reprise de Faithless) – Havoc B – Airfiled – Undercover Agents – No Sleep Tonight – Stop The Clocks – Sorry, You're not a Winner/The Last Garrison/...Meltdown/Anaesthetist Rappel : Juggernauts – Live Outside – The Embers

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