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Afriques Capitales à la Gare Saint Sauveur

Nous vous avions déjà présenté dans le mag cette nouvelle saison de Lille3000 à la gare Saint Sauveur : voici venu le temps du live report. Lille la Nuit est allé refaire un tour du côté de l’exposition Afriques Capitales. Si cette expo fait partie du Printemps à la Gare Saint Sauveur, elle sera en réalité visible pendant tout l’été, jusqu’au week-end de la braderie.

L’exposition, de son nom complet « Afriques Capitales, vers le Cap de Bonne-Espérance », a été inaugurée au début du mois d’avril en présence de son commissaire, Simon Njami. À cette occasion, l’artiste nous avait prévenu avant d’entrer dans le hall d’exposition que le public devait être « libre de se débarrasser de tous les présupposés que l’on traîne ». Je dois dire : c’est un conseil plus qu’excellent. Même sans savoir exactement à quoi s’attendre avec une affiche assez énigmatique, résupposés et stéréotypes n’ont vraiment pas lieu d’être dans cette exposition qui traite des sujets parfois surprenants.

Avant de commencer, sachez que pour profiter au mieux de l’exposition il vaut mieux s’y rendre en dehors des heures d’affluence : en effet, certaines installations sont sonores en plus d’être visuelles. Une sérié d’installations vidéo résonnent dans l’immense hall de l’ancienne gare, et pour peut qu’un groupe ne parle à proximité (sauf si vous en faites partie pour une visite guidée) ou que des enfants jouent entre les différentes œuvres (fort probable, surtout à proximité de la Ferme Urbaine) les différents bruits se transforment facilement en cacophonie, ce qui enlève bien du plaisir à cette visite.

Afriques Capitales est un voyage. Un voyage non pas à travers des contrées qui parfois nous sont inconnues voire mystérieuses, mais plutôt un voyage à travers des portraits, des mythes et des réalités qui se retrouveraient en un point central, culminant et capital : l’Afrique. Plusieurs dizaines d’artistes ont prêté leurs œuvres pour ce rendez-vous, ce qui permet d’illustrer la multiplicité et pluralité des questions abordées dans cette exposition, allant du tourisme à la santé en passant par la maternité et la spiritualité, pour finir simplement par des question d’esthétique.

Parmi les installations marquantes, il y a Sweetness, de l’artiste béninois Meschac Gaba. Oeuvre déconseillée aux diabétiques, ce panorama des grandes villes du monde ne manquera pas d’éveiller la curiosité et le sens de l’observation du visiteur. Au milieu du Taj Mahal, de la Maison Blanche et du Gherkin se trouve désormais notre beffroi, ajouté pour Afriques Capitales dans cette installation réalisée originellement en 2006 à Sao Paulo.

Dans ce hall d’exposition, vous croiserez aussi Othello et Icare, une chimère inquiétante, du papier, beaucoup de papier, et un Rubik’s Cube imposant, qui promettent chacun une histoire et des secrets qu’il serait difficile de révéler sans les avoir devant les yeux.

Si il y avait un vrai reproche à faire à cette exposition, ce serait les explications parfois légères ou succinctes données par les cartouches, qui peut peut-être freiner la compréhension des visiteurs non-initiés mais curieux d’en apprendre plus. Pour profiter pleinement de votre visite à la Gare Saint Sauveur, nous vous conseillerons donc de faire la visite en compagnie d’un médiateur qui saura répondre à vos interrogations et mieux comprendre les tenants et aboutissants de certaines œuvres parfois complexes.

L’autre partie de Afriques Capitales se cache dans l’Hôtel Europa, pour l’occasion transformé en Hôtel Africa. Tantôt bariolé, tantôt monochromatique, l’Hôtel Africa vous propose comme à son habitude de réserver une chambre pour 30 minutes ou 1h.

L’accès à l’exposition et à l’Hôtel Africa est bien entendu gratuit, avec visites guidées sur réservation.

Infos pratiques :

Afriques Capitales, vers le Cap de Bonne Espérance
Jusqu'au 3 septembre 2017 à la Gare Saint Sauveur (Lille)
Entrée gratuite, visites guidées sur réservation

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