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Ultra Vomit + No One Is Innocent + Tagada Jones à l’Aéronef

Ultra Vomit

Fondé en l’an de grâce 1999 par l’humble lycéen Fetus, accompagné d’un acolyte appelé Brian, Ultra Vomit commence sa carrière tranquillement en révolutionnant complètement la musique. Inventeur d’une nouvelle note de musique, appelée « sil », le groupe sort peinardement une démo 24 titres dont 24 énormes et se met à la recherche d’un batteur. C’est alors qu’entre en jeu Manard. Entendant cette démo, son sang ne fit que deux tours (car son sang est fan du seigneur des anneaux), et il se jura d’intégrer ce groupe fabuleux. L’an de grâce 2000. Précisons que Manard a alors 20 ans et qu’il bénéficie de moultes réductions de 20% pour avoir 20 ans en l’an 2000. Ces réductions, il n’en profite pas. Il préfère travailler dans l’ombre avec Fetus sur la nouvelle mouture d’Ultra Vomit. De cette époque, les historiens retiennent beaucoup de soirées à mater des films gores, des nuits à regarder des films d’horreur, de journée à étudier des films d’épouvante, et donc beaucoup de musique inaudible. Mais petit à petit le groupe se forge un son. Son son comme dirait Véronique. Accompagné d’un jeune lascar de banlieue appelé Chris, le groupe concocte son premier album, « M. Patate ». C’est la révolution. Personne n’a encore jamais entendu ça. Et c’est bien normal, car personne n’avait enregistré cet album avant...

No One Is Innocent

Depuis la déferlante Propaganda en 2015, Kemar, Shanka, Thunder B, Gaël et Popy brûlent les planches.

No one est un groupe qui fait du bien en assumant pleinement un message et un discours humaniste, enragé, qui résonnera autant par un succès discographique que par des concerts d’anthologie sur la grande scène du Hellfest, en ouverture d’AC/DC et des Insus au Stade De France, en double affiche en tournée avec Tagada Jones pendant les présidentielles.

C’est aujourd’hui un groupe soudé et exalté qui est de retour avec un nouvel album, baptisé Frankenstein, de nouveau produit par Fred « El Magnifico » Duquesne. On y retrouve l’équipée sauvage toujours aussi percutante dans la musique et dans les textes. Toujours fidèle à son ADN, entre des racines chez Black Sabbath, Rage Against The Machine, les Stooges, No One sait surprendre avec une formule à l’épreuve du temps : riffs implacables, groove, hymnes incarnés. Une formule qui les impose encore et toujours dans le cercle restreint des chefs de clans du rock à grosses guitares.

Tagada Jones

Déjà plus de 20 ans que Tagada Jones parcoure les scènes nationales et internationales avec son Punk-Hardcore. Le groupe a traversé 25 pays, produit 9 albums studio et brûlé les planches à plus de 1800 reprises ! Sans doute l’un des seuls combos Punk français à autant s’exporter en chantant dans sa langue natale.

Tagada c’est aussi une conscience sociale, un engagement politique et surtout une référence en termes d’indépendance. Dignes héritiers de la scène alternative française, ils sont reconnus par leurs prédécesseurs (Bérurier Noir, Parabellum, Shériff...) comme étant l’incarnation du « Do it yourself » français.

Trouvant le parfait équilibre entre conscience sociopolitique affûtée et virulence sonore, porté par des refrains fédérateurs, des guitares mordantes et des cœurs surpuissants, Tagada Jones s’impose en fer de lance de la scène punk-hardcore française.

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