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Nada Surf + John Vanderslice au Splendid

Si on pensait que Nada Surf était un groupe qui appartenait au passé et aux nostalgiques des années où les radios passaient encore du rock, c’est en se rendant au Splendid un soir de semaine qu’on se rend compte du contraire.

Nada Surf, entre madeleine nineties et renouveau

Concert sold out depuis quelques jours déjà, le groupe américain a su rassembler le 26 février dernier un beau groupe de fans, certains totalement experts et connaissant toutes les chansons (ou presque) sur le bout des doigts, d’autres, souvent plus jeunes,  plutôt familiers (élevés ? bercés par ?) des classiques tels que Blonde on Blonde ou Always Love.

Quelle que soit leur histoire avec ce groupe, ils sont venus accueillir le groupe habitué des lieux. Ce soir-là, on découvre un Splendid plein à craquer où règne une chaleur inattendue et pas forcément très agréable, comme transformée en un sauna gigantesque contrasté par la froideur d’un soir de février.

Pour certains (comme moi), une impression de déjà-vu frappe immédiatement : huit ans plus tôt, quasiment jour pour jour, le même groupe se produisait dans la même salle, devant un public tout aussi enthousiaste et déterminé à échanger avec les musiciens (Matthew Caws, le chanteur et guitariste du groupe, ne manquera pas de rappeler pour les fans de la première heure que le groupe s’était déjà produit sur cette même scène dans les années 90).

Le groupe est actuellement sur les routes pour la promotion de son nouvel album Never Not Together, sorti au début du mois de février. Pourtant, ce n’est pas cet album-là qui sera le plus joué mais bien le très populaire Let Go, dont sont extraits les tubes Inside of Love ou Blonde on Blonde, repris immédiatement et avec ferveur par une bonne partie du public.

La vingtaine de morceaux s’enchaine avec fluidité. Le courant passe avec fluidité et naturel entre les musiciens et leur audience, passant de chansons à discussions et interpellations (« Matty ! Matty ! » crie une dame d’un ton aiguë, « Oui ! Je suis là ! » répondra le chanteur d’une voix similaire) sans complexe. Le fait d’avoir un groupe composé à 50% de personnes francophones est certainement un avantage sur le plan de la spontanéité et de la fluidité de l’échange. L’intimité est confortable et s’installe vite lors d’un concert de Nada Surf, comme si on retrouvait ses bons copains qu’on avait un peu perdu de vue mais qu’on garde toujours dans un coin de notre esprit.

Malgré les demandes répétées du public, le groupe n’a pas joué le morceau culte (le mot est faible) Popular, qui fête ses 18 ans cette année. Peut-être que certains sont ainsi repartis insatisfaits, ou ont compensé en jouant le morceau dans la voiture pour un dernier moment de nostalgie.

La Setlist de la soirée

Looking Through - Whose Authority - Hi-Speed Soul - Friend Hospital - The Plan - Killian's Red - So Much Love - Inside of Love - What Is Your Secret? - Beautiful Beat - Cold to See Clear - Blonde on Blonde - Hyperspace - Looking for You - Paper Boats - See These Bones - Something I Should Do

Rappel :Blizzard of '77 - Always Love - Blankest Year

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