Aujourd’hui27 événements

Adolina + Chokebore au Grand Mix

Le Grand Mix est rempli, et le contraste est saisissant avec le Play@home deux jours avant. Chokebore a une fan-base extrêmement fidèle, et leur passage à Tourcoing a rameuté jusque des flamands. On croise beaucoup de gens dans le public : les Hank's Lawyers, SeB de la radio RCV, une moitié du duo Charlotte Lewis et d'autres. Les Belges d'Adolina ouvrent donc devant un parterre bien rempli.

Leur musique est un mélange de post-hardcore et d'alternatif, avec un goût prononcé pour le math rock : on envoie des bons gros riffs bien déstructurés, des cassures rythmiques dans tous les coins, des métriques complexes, qu'on alterne avec des passages plus ambiants, où les accords travaillés des deux guitares travaillent ensemble à l'élaboration d'une harmonie générale dissonante mais pas désagréable, originale et exigeante. Dommage que la voix du leader soit si faible. Trop aiguë, elle n'ajoute rien à des compositions qui fonctionnent très bien en instrumental (le groupe ne s'y trompe pas, d'ailleurs : les phases chantées sont rares). Petit bémol aussi sur le son, trop gentil pour cette musique, les instruments demanderaient à être un peu plus maltraités !

Chokebore se chargera de ce point. Les américains arrivent sous les applaudissements des fans (dont Adolina). Leur setlist ne comporte que des tubes : toutes les intros sont saluées par des cris et des applaudissements, à l'exception peut-être des morceaux de leur dernier EP (encore que les fans les plus dévoués connaissent déjà les paroles aussi). Depuis 1993, le groupe a joué avec de nombreux groupes cultes (de Nirvana aux Girls against Boys), et a à son tour acquis ce statut pour bien des gens. Leur musique est composée de deux types de chansons : les pièces rock agressives, où les quatre musiciens proposent un genre de grunge assez propre, boosté par des changements de tempo assez brutaux. On entendra ensuite les chansons tristes, mélodiques et mélancoliques, où Troy von Balthazar raconte de son timbre clair ses angoisses et ses doutes. Les parties vocales sont très mélodieuses, avec des inflexions de voix qui se rapprochent bizarrement de ce qu'on pourrait trouver dans un registre beaucoup plus bluesy (par exemple chez Lucinda Williams). La setlist alterne entre ces deux pôles, sans transition marquée, pour le plus grand plaisir du public qui en redemande, et obtient un rab dans un rappel mouvementé.

Revenir aux Live report Concerts
A lire et à voir aussi
293 queries in 0,577 seconds.