East West Fest – Jour 3

Pour ouvrir la troisième et dernière journée du East West Fest, les organisateurs ont choisi un groupe qui commence à se faire connaitre dans la région. Au travers de leurs collaborations (notamment avec Klang!), Da'wa a su affiner son style. Leur néo-métal emmené par deux chanteurs est puissant mais ne manque pas pour autant de mélodie. Cette formation enchaîne parfaitement les passages calmes avec les plus énervés. Même si les voix sont complètement différentes, on sent parfois des influences comme Mass Hysteria, au travers des mélodies de guitares qui se dégagent sur un fond lourd et saturé, voix mélodiques en arrière plan. Scéniquement Da'Wa assure, comme musicalement d'ailleurs. Ce groupe n'en est qu'à ses débuts. On en entendra encore sûrement parler !

Autre pointure du métal nordiste, Cross 9. Originale dans leur formation comme dans leur musique, cross 9 croise plusieurs influences, comme le métal, le hardcore, le death ou encore le black métal. Les chants se déchaînent sur un fond instrumental des plus dynamiques. Le résultat est une musique hybride étonnante, l'alchimie prend parfaitement et leur présence scénique est comme la cerise sur le gâteau, pour achevé tout un concept entre puissance et douceur (enfin faut avouer que ça penche quand même plus vers la puissance que la douceur).

Si Cross 9 a sa part d'originalité, que dire de Myrrhe ! Révélation de cette année en se qui concerne la scène régionale, Myrrhe parie sur un concept sortant complètement de l'ordinaire, un peu à la Apocalyptica, et ça marche. Leur musique est enchanteresse et ne manque pas d'énergie. Le mariage des cordes et de la formation d'un groupe de rock classique se fait à merveille. Leur concept ne souffre d'aucune faiblesse mais n'en est qu'aux débuts, à eux de bien l'exploiter afin d'en tirer le meilleur et pourquoi pas de se hisser au plus haut niveau. Tout est possible, à eux de bien jouer le coup. A découvrir en tout cas. Des groupes roumains, dirty shirt est le plus original. Leur musique prend des éléments dans plusieurs styles de musique comme l'électro et le funk, pour un résultat final métissé. Leur métal se démarque des autres groupes et le public apprécie. Le courant passe et les roumains reprennent en cœur les refrains. Personnellement, Dirty Shirt est le seul groupe roumain que j'ai véritablement aimé. Ils donnent tous se qu'ils ont sur scène pour un set
passionné, qui laisse primer l'intensité du moment. A découvrir, et sur scène si possible !

Arrive ensuite Eon Megahertz. Pause dans le métal pour une demi-heure de Rock'n'roll à l'ancienne. Leur musique puise clairement ses sources dans le "old rock", voir même dans le jazz et l'électro. Le chant prend parfois des allures de crooner un peu à la Elvis (malgré le twist, il manque quand même le déhanché). Teinté de quelques touches d'électro, leur set est dynamique, généreux. Ils sont contents d'être sur scène et ça se voit. Mais finalement ils viennent du japon ou pas ?

Cette deuxième édition du East West Fest s'achève par un show de Lofofora, et le splendid se remplit en 15 minutes comme par magie. Faut dire que ça fait un moment qu'on les a pas vu dans le Nord. Leur métal puissant a plût pendant plus de 10 ans, il n'y a pas de raison que ça s'arrête. Les lofos aiment transpirer et faire transpirer le public, leur concert au splendid ne fera pas exception. Dès leurs premières chansons le public se défoule. Entre pogos et slams, les vigiles commencent à stresser. Malgré l'âge, lofofora n'a pas perdu sa hargne, au contraire. Le groupe se donne à fond sur scène, le public nordique leur avait manqué, il fait pas partie des choses qui les dérange ! S'il est un peu plus musical que les précédents, le dernier album reste quand même du lofo ! Le son est lourd, puissant, pas la peine de chercher les grattes acoustiques ! La qualité scénique est irréprochable ! ils occupent bien l'espace, et faut dire qu'ils ont du charisme les vieux ! Bref, il y avait pas mieux que lofofora pour achever de festival en beauté, et en sueur aussi.

Cette deuxième édition était plutôt réussie, malgré quelques "erreurs" (comme les horaires). Personnellement je trouve qu’enchaîner 8 heures de concerts relève plus du défi que de l'envie. Beaucoup de temps morts entre les groupes, ça casse à chaque fois l'ambiance et faut dire qu'il y a pas grand chose à faire. Mais cette initiative mérite d'être encouragée, d'autant plus que la scène régionale regorge de talents. Les occasions pour tous ces groupes de se produire sur des grosses scènes manquent, en voilà une à ne pas manquer (sans compter le voyage en Roumanie à gagner !). Bref, j'espère que les organisateurs seront tirer les leçons de cette édition, qui fut malgré tout excellente !

Rendez-vous l'année prochaine !

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