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Hà Um Cinema De Portugal, un voyage au cœur de la culture portugaise Conférence, ciné-concert, projection…

Horaires: De 18:30 à 23:30

Prix : Gratuit

HÀ UM CINEMA DE PORTUGAL : une soirée de conférence, ciné-concert, projection…

PRT+ : Suivez-nous tout au long de la saison 2018-2019 pour un voyage au cœur de la diversité culturelle et artistique portugaise ! En mars, trois rendez-vous s’enchaînent les 14 (soirée cinéma), 15 (The Legendary Tigerman) et 16 (Amon Tobin).

Le programme de cette soirée sur le Portugal

18:30 ConférencePetit pays, grands films. Singularité du cinéma portugais
Par Jacques Lemière
19:30 Apéro-dînatoire avec Electrico Lisbon Urban Food
21:00 Ciné-concert par le groupe Nouveaux Climats : Douro, Faina Fluvial (1931, Manoel de Oliveira, 18’, muet, N&B)
21:45 Projection du film NON ou a Vã Glória de Mandar (1990, Manoel de Oliveira, 1h52’, couleur)

CONFÉRENCE - Petit pays, grands films. Singularité du cinéma portugais

Le cinéma portugais ne cesse d’attirer l’attention sur la scène mondiale. « Petit pays, grands films », ce slogan fut un jour choisi par l’Institut du cinéma portugais pour son stand au Festival de Cannes. Quelle est la singularité de la contribution, à l’art mondial du cinéma, du Portugal – pays d’ancienne et grande civilisation, mais « petit » pays (en territoire et en population) où le cinéma ne saurait trouver l’espace d’une industrie – ? Quelles en furent les étapes essentielles (débuts du cinéma, figure centrale de Manoel de Oliveira, génération du « cinema novo » des années 60’, modernité des années 70’ et 80’, formes actuelles) ? Qu’est-ce qui articule cette singularité cinématographique aux formes de la culture portugaise ?

(Jacques Lemière est enseignant-chercheur en sociologie et anthropologie à l’Université de Lille, auteur de Le cinéma comme interpellation du pays. Parcours de cinéastes, événement politique et idée nationale : le cas du cinéma portugais après Avril 1974 (thèse, 2007) et de nombreux articles sur le cinéma portugais, Jacques Lemière se lie au cinéma portugais en créant en 1990 l’association Cineluso pour la connaissance du cinéma portugais et les Journées de Cinéma Portugais de Rouen dont l’activité d’accueil des films des principaux cinéastes portugais se poursuivit dans d’autres cadres, à partir de 1995, à Lille et ailleurs en France.)

APÉRO-DINATOIRE (par Electrico Lisbon Urban Food)

Avant d’enchaîner sur la suite du programme de cette soirée, un temps convivial qui permettra de continuer les échanges. Petite restauration de spécialités portugaises pour toutes les bourses avec Electrico Lisbon Urban Food.

CINÉ-CONCERT "Douro, Travail Fluvial" par Nouveaux Climats

Sous les conseils de Jacques Lemière, c’est Nouveaux Climats, groupe de rock instrumental à tendance cinématographique, qui habillera cette œuvre de Manoel de Oliveira. Manoel de Oliveira (1908-2015) commence à 21 ans son activité de cinéaste avec ce film inspiré de Berlin, Symphonie d’une grande ville de Walter Ruttman (1927) et du cinéma de montage des avant-gardes d’alors. Il y accentue un regard humaniste centré sur le travail des hommes et des femmes, sur les quais de la rive droite du Douro, à Porto, sa ville. Ce film d’artisan, et en même temps d’adepte de la modernité du début du 20ème siècle, présenté à Lisbonne en 1931 en version muette et sans accompagnement musical, sortira en salle en 1934 en une version sonorisée qu’alors Manoel de Oliveira ne contrôle pas, au point qu’il remontera le film en 1994, soixante plus tard, avec Litanie du feu et de la mer, musique contemporaine d’Emanuel Nunes.

(Douro, Faina Fluvial, Manoel de Oliveira, 1931, 18’, muet, N&B)

PROJECTION "NON ou la Vaine Gloire de Commander"

C’est le film d’Oliveira sur le 25 avril 1974 comme date de la fin du colonialisme portugais, fin douloureuse, dans les guerres où le contingent portugais affronte en Afrique les mouvements armés de la décolonisation (1961-1974) : il en dépose un projet dès 1976 à l’Institut portugais du cinéma. C’est aussi, en un film de deux heures, une fresque, unique dans l’histoire du cinéma, sur l’histoire d’un pays, regard de Manoel de Oliveira sur deux mille ans d’existence, « corps et âme », du Portugal, à partir de la chronique de ses désastres militaires. C’est enfin, dans la filmographie d’Oliveira, un des films qui permet le mieux d’en saisir la modernité artistique de ce géant du cinéma mondial.

(NON ou a Vã Glória de Mandar, Manoel de Oliveira, 1990, 1h52’, couleur)

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