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Principles Of Geometry, soirée d’ouverture des Paysages Electroniques au Palais des Beaux-Arts

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Une soirée d’ouverture grisante : synthétique, analogique, et géométrique !

On redécouvrait jeudi soir avec plaisir et une certaine fierté, les talents du duo lillois Principles Of Geometry. Depuis 2005, date de sortie de leur premier album éponyme, on les avait un peu oubliés. Mais en octobre dernier Tigersushi, l’infatigable label de Joakim, fureteur de talents décalés, remettait le couvert avec LAZARE, deuxième opus des P.O.G.

La résurrection selon Lazare ?! Des aires divins en tout cas. Sa pochette baba fait son petit effet et le contenu électro-arithmétique tout autant. On y redécouvre les plaisirs des synthétiseurs aux sons chauds et sexys emprunt d’une certaine mélancolie pour les meilleurs films d’horreurs des années 80. Un côté frenchy et rétro-cosmic qui a franchement la classe et qui en aura envouté plus d’un. Car les P.O.G, ont su s’entourer de chics types en invitant notamment le dandy Tellier, sollicité sur le très eighties « A Mountain For President » (voix, vocoder).

Hier soir, « il y a ceux qui y étaient et ceux qui n’y étaient pas ». Principles Of Geometry, accompagnés de Joanie Lemercier (membre de AntiVJ) ont présenté un live sonore et visuel en 3D, une «expérience psychédélique inédite et interdite jusqu’ici par mesure de sécurité envers les personnes physiques».

Effectivement le public s’est vu greffer sur les yeux une paire de lunettes réagissant à l’effet optique dit de stéréoscopie (illusion de 3 dimension). Cette greffe nous a permis de pénétrer de façon inhabituelle dans la projection de structures spatiales de l’artiste vidéo (engins, comètes, fractales sportives et galaxies polychromes qui, si si, ont eu des airs de « Spray » de Carsten Nicolai ). On n’avait pas vu ça depuis le Futuroscope!

Sur la scène de l’auditorium du Palais des Beaux arts, les P.O.G plongés dans leurs machines sont persuasifs. Le public à binocles adhère. Planqué dans la pénombre, les musiciens cherchent quelques potars au briquet avant de redémarrer le morceau suivant, toujours convaincant. Le duo aurait gagné à proposer un voyage dans la continuité, aux étapes plus aérées et aux escales moins brutales, comme un live qui prendrait le temps de se déployer haut delà des pistes du format album. Pas d’interpénétration entre la création visuelle et celle sonore, mais une sincère volonté de cohabitation, pour faire le spectacle. Objectif atteint, suivit après une attente interminable, des artistes de la formation Stabil . Un second live assez technique et dépouillé, déroulant des architectures sonores et visuelles (navigation en temps réel dans un environnement en 3 dimensions). Intriguant, aventureux.

La soirée se poursuivait au Tripostal jusque 4h. Le festival Paysages Electroniques lui se poursuit jusque dimanche 6 avril à l’aube ! Profitez-en !

Pour ceux qui auraient manqué Principles Of Geometry, vous les retrouverez dans les semaines à venir sur la métropole, notamment au Grand Mix le 12 mai en première partie de Sébastien Tellier, immanquable, mais aussi lors d’un jeudi de l’alimentation de la Condition Publique, le 17 avril à la suite d’une conférence sur «la plastique du bruit».

Pour ceux qui ne seraient pas rassasiés de l’univers synthétique de P.O.G, précipitez vous sur Zombie Zombie (vraie batterie et puissance post-rock assurée) tout récemment signés sur Versatile Records, le label de Gilb’r, jumeau de Tigersushi !

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