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Rivelaine : les braises rallumées de leurs 2ers EP

Rivelaine : les braises rallumées de leurs 2ers EP

Rivelaine Memento Mori (2016) / Vivre libre (2019) Date de l’événement : 29/08/2025

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Le 29 août 2025, Rivelaine fait remonter à la surface deux pierres angulaires de son histoire : Memento Mori (2016) et Vivre libre (2019). Deux EP qui, jusqu’ici, n’avaient jamais trouvé place sur les plateformes de streaming, comme des archives souterraines, gardées au chaud par ceux qui avaient encore les CD sur leurs étagères.

Rivelaine ressort ses deux premiers EP sur les plateformes !

Dix ans après ses débuts, le groupe du bassin minier ne choisit pas la nostalgie : il rouvre une brèche. Ces chansons, écrites dans l’urgence et la fureur des premiers pas, sonnent comme des manifestes intemporels. Guitares râpeuses, voix lucide, textes taillés au couteau : on y entend déjà cette volonté de tout dire, de tout risquer, entre colère sociale et vertige intime.

Rééditer ces deux disques, c’est rappeler d’où l’on vient pour mieux dire où l’on va. Après l’album Les hommes et le temps passent (2024, Vailloline), Rivelaine tend un fil rouge entre ses origines rugueuses et sa maturité d’aujourd’hui. Une manière de dire que l’histoire s’écrit dans la continuité : celle d’un rock qui ne plie pas, qui refuse la résignation, qui cherche la lumière dans le chaos.

Memento Mori et Vivre libre seront disponibles le 29 août en digital sur toutes les plateformes, et en version physique sur le site du groupe.

Ecouter ces 2 EP sur Bandcamp

QUELQUES MOTS DU GROUPE SUR CETTE Ré-éDITION

Vous republiez Memento Mori et Vivre libre. Pourquoi rouvrir aujourd’hui cette première page de votre histoire ?

Rivelaine : Cela fait un peu plus de 10 ans que Rivelaine existe. On avait envie de remettre ces morceaux à la lumière, avec le recul qu’on a aujourd’hui. Ils portent notre ADN brut, sans filtre, et ça nous semblait important de les partager à nouveau avec celles et ceux qui nous découvrent maintenant. C’est aussi une manière de dire : voilà d’où on vient.

Ces disques étaient bruts, habités par une urgence. En les réécoutant presque dix ans plus tard, que ressentez-vous ?

Rivelaine : Beaucoup de tendresse pour ces chansons. On y retrouve déjà ce qui compose notre musique aujourd’hui : colère, énergie, mélancolie, mélodie, poésie… Même si la plupart sont encore jouées aujourd’hui sur scène, elles ont été depuis pas mal réarrangées, ne serait-ce que pour laisser la place au violon. Ça nous rappelle alors le chemin parcouru, la maturité acquise depuis.

On retrouve dans vos textes autant l’ombre des luttes collectives que l’écho des blessures intimes. Cette tension entre le social et l’intime est-elle votre ligne de force ?

Rivelaine : Oui complètement. Parce qu’on vit tous avec ce double feu. On est traversés par nos histoires personnelles, mais elles sont surtout indissociables du monde autour de nous. Nos chansons naissent de cette collision : ce que la société nous impose et ce que l’on ressent au fond de nous. Cette tension, c’est sans doute ce qui fait vibrer Rivelaine. On le disait déjà il y a 10 ans, on continue de le dire aujourd’hui, nos textes et nos musiques sont empreints des humeurs du présent.

On ne cherche pas à faire “couleur locale”, c’est juste notre réalité. Rockeurs, et petits-fils de mineurs.

Rivelaine

Avec Les hommes et le temps passent, vous avez franchi un cap. En quoi la réédition des premiers EP éclaire-t-elle ce chemin parcouru ?

Rivelaine : Elle permet de voir le contraste. Les premiers EP, c’était l’urgence, la nécessité de crier. Les hommes et le temps passent, c’est plus construit, plus ample, avec une écriture qui prend le temps d’explorer, autant les sons que les mots. Mettre les deux en regard, c’est montrer la continuité mais aussi l’évolution : Rivelaine est resté le même groupe, mais on a appris à respirer différemment.

Votre enracinement dans le bassin minier semble une clé essentielle de votre identité. Comment cet ancrage continue-t-il de nourrir votre musique ?

Rivelaine : Ici, les briques rouges, le ciel gris, les friches minières. Tout est marqué par la mémoire des vies, des luttes, et par une certaine mélancolie. Ça se retrouve naturellement dans nos chansons. Le paysage, les gens, les cicatrices de ce territoire… tout ça nous traverse. On ne cherche pas à faire “couleur locale”, c’est juste notre réalité. Rockeurs, et petits-fils de mineurs.

Enfin, si vous deviez définir Rivelaine en quelques mots pour quelqu’un qui ne vous a jamais entendu, ce serait lesquels ?

Rivelaine : C’est très subjectif, mais nous dirions que nous jouons un rock brut, tendu, mélodique, franc et habité, parfois doux, mais jamais lisse, sensible, organique, où la poésie se mêle à la colère, où les textes chantent la beauté qui se casse, la grâce de ce qui résiste, scandent l’urgence et les feux qui couvent.

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