Une soirée absolument dingue, une ambiance de feu où tout les camarades du parti Soviet se sont donné la main et ont vibré d'un seul corps pour acclamer leurs guides suprêmes ! Vendredi 13 mars 2026, la ville de Oignies a tremblé au rythme de Soviet Suprem, groupe emblématique de la scène musicale engagée française. Ce concert, organisé dans le cadre du festival des Enchanteurs, a marqué une soirée résolument festive et militante au Métaphone, salle mythique du 9-9bis.
Soviet Suprem : 10 ans de révolution musicale
Formé par John Lénine (alias Toma Feterman, de La Caravane Passe) et Sylvester Staline (alias R.Wan, de Java), Soviet Suprêm est un duo qui a su imposer son style unique, mêlant hip-hop, électro, influences balkaniques et textes engagés. Leur univers, à la fois festif et politique, est souvent comparé à un « meeting bolchévique déjanté », où l’humour et la danse se mêlent à la critique sociale. Pour cette soirée ils étaient épaulé par le dj Didier Croute Chef et le violoncelliste Yugo Chavez.
Le groupe, qui célèbre ses 10 ans en 2026, a sorti un nouvel album intitulé « ROUGE », annoncé comme une nouvelle étape de la « Révolution du Dancefloor ». Chaque concert de Soviet Suprêm est une expérience collective, où le public est invité à chanter, danser et rire, le tout dans une ambiance explosive.
une soirée inoubliable
D'entrée le public est plongé dans l’univers déjanté de Soviet Suprem. Le duo a enchaîné ses tubes, suivant le fil rouge de leur création de réalisme socialiste assumé, mêlant titres phares de ses précédents albums et extraits de « ROUGE ». L’ambiance était à la fête, mais aussi à la réflexion, avec des textes qui n’hésitent pas à aborder des sujets de société avec humour et ironie, le tout dans un melting-pot de punk/rock/hip-hop/électro idéalement mixé et mis en scène pour une soirée de rééducation culturelle de toute beauté.
Les spectateurs ont particulièrement apprécié la reprise de « Vladimir » et « Soviet Suprem Party », ainsi que les nouveaux morceaux, salués pour leur énergie et leur pertinence. La scène, transformée en « meeting révolutionnaire », a vu défiler des décors inspirés de l’imagerie soviétique, des slogans humoristiques et des appels à la danse collective.
Le concert s’est terminé en apothéose, avec un final où le public, invité à monter sur scène pour montrer qu'ils sont de vrais et bons soviets, a repris en chœur les refrains, sous les lumières et les sons du Métaphone, faisant de cette soirée un moment de communion musicale et humaine, sans oublié les freestyle qu'R,wan a tenté, Soviet mais performer avant tout !
Au delà de ça le Soviet Suprem m'a fait vraiment pensé au début de Marcel et son Orchestre, un mélange doux-dingue d'énergie et d'envie de bien faire dans le bazar le plus absolue, mais surtout la communion avec un publique très acquis à leur cause , c'était une vraie fête !
Le concert de Soviet Suprem restera comme l’un des moments forts de cette édition. Entre énergie, humour et engagement, le duo a une nouvelle fois prouvé qu’il savait rassembler et faire vibrer le public, dans un lieu chargé d’histoire et de symboles...
