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Le Festival Les Inrocks Motorola à l’Aéronef (Jour II)

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Vendredi et samedi, l’Aéronef accueillait la 20ème édition du Festival Les Inrocks Motorola. Comme chaque année les meilleures découvertes de la pop, du rock et du folk font un tour de France, le temps d’un week-end. Bien sûr Paris reste la grande privilégiée de ce festival, ce qui n’empêche pas la province de profiter avec intérêt de cet évènement.

Jour II : Elvis Perkins, Los Campesinos !, The Noisettes, Editors.

C’est dans une salle contenant au moins le double de personnes que la veille que la dernière soirée du Festival des Inrocks 20ème édition, se termine. Plus grosse affluence expliquée par l’affiche anglo-saxonne, un peu plus attirante avec pour principale attraction Editors.

C’est dans une ambiance plutôt calme où la bière n’a pas encore fait trop d’effets, qu’apparaît Elvins Perkins, relégué en première ligne pour cause de manque d’énergie (et pourtant). Lunettes solidement accrochées sur le nez, guitare et harmonia en place, le New Yorkais, va pendant une quarantaine de minutes diffuser son univers mélancolique au son aérien. Une maîtrise parfaite de ses textes et un folk dénudé, rythmé par les facéties de son groupe, vont faire de ce concert une véritable perle de pop lumineuse, pleine de vérité. Encore plus que Jack Peñate la veille, Elvis Perkins va toucher le public. Armé d’un sens de la mélodie aiguisé et de morceaux magnifiques de justesse, de simplicité mais aussi de rythme et de gaîté, il va montrer que son énergie n’est peut être pas la plus démonstrative de la soirée mais en tout cas la plus profonde.

Pour le deuxième concert, on s’attend à un groupe volumineux : Los Campesinos !, qui comme leur nom l’indique, viennent…du Pays de Galles. Ils sont sept et paradoxalement, se sont groupés au milieu de la scène, quasiment les uns sur les autres. Ce cocon s’explique par l’évidente timidité, en tout cas l’appréhension, pour la joyeuse bande de faire face à un public aussi nombreux. Comme ils l’expliquaient plus tôt dans l’après-midi, ce concert est le plus gros qu’ils aient à jouer dans leur jeune carrière (avant de se rendre à la Cigale à Paris et au Bikini de Toulouse). Les nombreux anglais présents dans la salle semblent donner de l’assurance au groupe, qui malgré quelques blancs prolongés entre les morceaux, va réussir à imposer sa bonne humeur et sa simplicité touchante. En face, le public un peu blasé (la moyenne d’âge a gentiment augmenté depuis la veille), semble avoir du mal à émerger mais reste plus ou moins attentif. Heureusement l’euphorie contagieuse, sautillante et le rock joyeux de Los Campesinos ! va finir par gagner les oreilles de tous, pour terminer par une magnifique chorégraphie à sept bras et des sourires jusqu’aux oreilles. Ils n’ont sûrement pas encore la maturité nécessaire mais c’est dans ça que réside leur charme.

Alors que la salle se remplit toujours plus, pour être quasiment pleine (pas de mezzanine ce soir), le trio déjanté The Noisettes apparaît dans un éclair de son et de lumière. Emmené par la magnifique Shingai Shoniwa à la basse, les deux hommes du groupe semblent tout aussi excités que leur chanteuse. Une énergie punk ahurissante, un rock crade, métallique, mixé avec une voix de diva survoltée. The Noisettes va imposer son style tout en puissance par la facilité avec laquelle justement il combine énergie pure, voix black des divas soul, hystérie sonore et physique. La jeune femme se donne totalement au show, coiffée d’une couronne de plume sortie tout droit du Carnaval de Notting Hill, elle hurle, court, se jette par terre, grimpe sur les enceintes, la batterie…Une fougue incroyable dédiée à un rock puissant. Avec leur premier album ‘What’s The Time Mr. Wolf ?’,The Noisettes s’avère être le groupe le plus intéressant de la soirée.

Attendu par des fans venus en nombre, les Anglais d'Editors vont faire leur entrée en scène sous les acclamations du public. Espoir du rock britannique depuis deux ans, le groupe de Tom Smith revient avec son second album intitulé ‘An End Has A Start’. Souvent à Kasabian, Kaiser Chiefs et d’autres, Editors se révèle plus ambitieux. Sa musique se veut plus profonde, basée sur le charisme du chanteur et sa mise en avant permanente. Le rock d’Editors n’est pas mauvais, ses guitares assument la complexité des morceaux où elles ont une place prépondérante ; quant au piano, il justifie les passages plus mélodiques. Le son est presque intrusif, il vient chercher le spectateur ; mais la voix caverneuse de Tom Smith semble trop se rapprocher de celle de Ian Curtis (leader de Joy Division, dissous à sa mort et aujourd’hui New Order). Cette comparaison semble parfois même recherchée tant le leader se met en scène. Le groupe intéressant, maîtrise son jeu de scène mais n’apporte rien au rock anglais qu’il est censé renouveler.

C’est sur cette dernière prestation de la soirée que va se clôturer la vingtième édition du Festival des Inrocks sur Lille. Et même si beaucoup de groupes comme, Cold War Kids, Devendra Banhart, Beirut, Andrew Bird, Justice…ne sont pas passés par l’Aéronef ce week-end, force est de constater que pour la métropole, le festival continue car d’ici la fin du mois, toutes ces têtes d’affiches auront foulé les scènes de l’Aéronef, le Splendid ou encore le Grand Mix.

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