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Aloe Blacc + Gizelle Smith + The ET’s à l’Aéronef – Paradis Artificiels

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La première semaine du Festival des Paradis Artificiels se termine déjà. Mais aucun signe d’essoufflement à l’horizon. Sauf peut-être pour les chroniqueurs. Et encore… Leurs amies caféine et nicotine sont là pour les aider à tenir le choc…

En ce soir du mercredi 20 avril, la riche programmation du festival met à l’honneur la Soul, le Funk et le Groove en conviant à l’Aéronef deux jeunes et talentueux représentants de la Great Black Music: l’américain Aloe Blacc et la britannique Gizelle Smith. Une soirée prometteuse, ces deux artistes ayant déjà furieusement éprouvé les guibolles des Lillois lors de leur premier passage dans la métropole au mois d’octobre 2010 (au Grand Mix pour Aloe et à La Péniche pour Gizelle).

Inexplicablement, la soirée commence par une monumentale erreur de casting avec la présence, non annoncée au départ, du groupe franco-camerounais The ET’s qui a réussi à créer le buzz sur Internet avec son single « Madame Météo » (sic), que l’on ne peut s’empêcher de considérer comme le pendant féminin de l’immortel tube « Senior Météo » de feu Carlos. L’Aéronef ayant eu la délicate intention d’installer un bar à l’extérieur, une grande majorité du public présent préfèrera profiter des derniers rayons de soleil de la journée en patientant dehors avec une petite mousse bien fraîche entre les mains. Jo A et Mister Ice ont beau déclarer Nous Venons En Paix en nommant ainsi leur album, impossible de ne pas voir en leur musique, qui rappelle la triste période des Boy’s Band français, et leur présence incongrue dans ce lieu de spectacle, voué à des événements de qualité, les prémisses d’une invasion. Grande incompréhension dans l’assistance…

Fort heureusement, le plaisir s’invite de nouveau dans la partie avec la montée sur scène de Gizelle Smith et de ses Mighty Mocambos. Plaisir des yeux dans un premier temps, la demoiselle faisant preuve d’une grande beauté. On surprendra même un collègue photographe, bouche ouverte, appareil posé sur le bord de la scène, déstabilisé par le physique avantageux de cette panthère noire, oubliant presque d’immortaliser ce moment… Ravissement des oreilles dans un second temps. Celle que les aficionados de la Black Music ont surnommée « la Golden Girl Of Funk » n’a, en effet, rien à envier aux grandes divas des Seventies. Voix sensuelle et maîtrisée, interprétation féline, on ne peut que craquer. Les défauts mineurs perceptibles sur l’album (ambiance mielleuse, manque de profondeur de certaines compositions) s’effacent pour laisser place à un concentré d’énergie pure faisant souffler un vent de fraîcheur sur la Deep Funk. Les Mighty Mocambos, formation allemande, développent un son à l’ancienne à grand renfort de cuivres chaleureux, de pédales wah wah, de basses érotiques et de percussions lascives, sans tomber dans le piège du passéisme vain et futile. Un son vintage, dans le bon sens du terme, racé et nerveux, que n’ont pas de nombreuses jeunes artistes féminines, labellisées un peu trop vite, et à l’encontre du bon goût, Néo-Soul (Duffy et Joss Stone les premières).

C’est au tour de la gente féminine de se montrer comblée avec l’arrivée, sur les premières notes de son « I Need A Dollar », d’un Aloe Blacc tout sourire, plus qu’élégant que jamais avec sa chemise orange, son gilet à carreaux et son chapeau sur la tête. L’accueil enthousiaste qui lui est réservé est à la hauteur du succès grandissant rencontré par l’album Good Things. Comme au mois d’octobre à Tourcoing, l’introduction du magistral single cède sa place au morceau « Hey Brother », symbole de l’harmonie que va installer le chanteur dans la salle tout au long de sa prestation.

Le concert se montre moins « expérimental » que lors de sa première venue dans la région, emprunte moins de chemins de traverses. Pas de passages Reggae ou Free Jazz ou de reprises décalées de Police ou de Green Day au programme. Aloe Blacc opte pour un plus grand classicisme. Néanmoins, cela ne gâche en rien le plaisir des retrouvailles. Le chanteur subjugue. Son charisme est indéniable. Sa voix enchanteresse réveille les fantômes des grands noms de la Soul. Sam Cooke, Marvin Gaye, Otis Redding ont trouvé un héritier, un fils digne de prendre leur succession. Espérons seulement qu’il ne connaisse pas leur tragique destinée.

Les titres de l’album (« Loving You Is Killing Me », « Green Lights », « Momma Hold My Hand », « Miss Fortune »…) se succèdent à un rythme effréné et rappellent à quel point Good Things est un classique instantané, un album majeur de ce début de siècle, de la trempe du What’s Going On de Marvin pour sa richesse mélodique et sa sensibilité politique et sociale. « I Need A Dollar », bande originale de la crise financière actuelle, est reprise tel un hymne par le public. La situation est désespérante. Autant danser alors, car cela ne sert à rien de pleurer ou de se lamenter.

Habité par ses chansons, Aloe Blacc impressionne par son refus du sensationnalisme, sa volonté de ne pas en faire trop. A l’esbroufe, il privilégie l’émotion et le naturel. Humble et modeste, il tire des leçons de ses mentors. S’inspire du Gospel ou du Rhythm And Blues des années soixante pour apporter un supplément d’âme à sa musique. Avec The Grand Scheme, le groupe qui l’accompagne, le chanteur a trouvé les musiciens idéaux, Old-School tout en ayant une approche résolument moderne de la Soul Music, évitant ainsi la caricature ou un enfermement scolaire dans des codes pré-établis. Des ambiances tropicales et exotiques seront ainsi de la fête avec la venue sur scène, le temps d’un duo, de la chanteuse, d’origine mexicaine, Maya Jupiter.

Aloe Blacc étant également programmé lors du festival du Main Square à Arras le samedi 2 juillet, le chanteur n’a pas fini de régaler le public nordiste. On ne peut que s’en réjouir!

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