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Main Square Festival Jour 2

Certains ont l’air un peu endormi, d’autres s’installent tranquillement du côté de la Greenroom pour l’ouverture des festivités de ce deuxième jour. Toujours est-il qu’il y a déjà pas mal de monde à la Citadelle à 15h00 ! Et c’est à June Bug de commencer. Lauréat du Tremplin 2017, le duo nous emmène dans un univers décalé et malicieux. A coups de ukulélé et de voix charmeuse, la folk mélancolique de June nous charme. Idéal pour commencer la journée !

A peine le set de June Bug fini que celui de The G. (qui remplace Kaleo, qui a dû annuler sa venue pour raisons médicales) commence sur la Main Stage. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on change d’atmosphère…  Puisqu’on plonge directement dans les années 70 avec ces deux frangins visiblement nourris au classic rock ! Leur jeunesse ne sera pas un critère de référence pour nous. Enfin si, on peut quand même dire qu’ils s’en sortent très bien, et que l’exercice n’est pourtant pas facile. On aime leur énergie, leur style pêchu et harmonieux.

Sur la Greenroom,  Walking on Cars entre en scène. Ces Irlandais ont sorti leur premier album en 2016. On apprécie leur pop aérienne, mais malgré tout la sauce ne prend pas. On préférera les écouter tranquillement chez soi, au coin du feu !

Sur l’autre scène, Talisco commence à jouer ! Vous n’avez pas pu passer à côté de ce bordelais… Son titre « The Keys » a été utilisé dans la pub d’un certain fournisseur de téléphonie et vous avez forcément fredonné les paroles à un moment donné… Talisco, de son vrai nom Jérôme Amandi, ne tarde pas à envouter le public avec son folk rock mâtiné d’électro. Et puis le gars est sympa, nous remercie, visiblement content d’être là et de voir le public aussi réceptif !

Xavier Rudd aussi est content d’être là. Ce multi-instrumentiste nous sert sur un plateau son univers multiculturel fourni : foll, world music, reggae. On ne sait plus où donner des oreilles mais on se laisse entrainer sans souci. En plus de cet univers particulier, l’homme s’est forgé une forte réputation en live. Assurant le show, torse nu sous sa salopette et pieds nus aussi, Xavier Rudd laisse le public, très nombreux pantelant.

C’est presque à regret qu’on rejoint la Main Stage pour Cage the Elephant. Heureusement ce sentiment ne perdurera pas longtemps ! Car les Américains, installés à Londres depuis 2008, envoient du lourd… Avec leur garage rock teinté de psyché ils nous font remuer les pieds et la tête sans effort. Matt Shultz, le chanteur a des faux airs de Mick Jagger, et un déhanché moitié Mick-moitié Iggy Pop.  Nous on adore, et visiblement le public également ! Talisco avait déjà fait beaucoup pour que l’ambiance grimpe d’un cran mais là elle atteint des sommets. Et elle ne redescendra pas avant la fin !

On s’éloigne encore une fois, l’oreille tendue le temps de rejoindre la Greenroom pour LE phénomène de cette année : Rag’N’Bone Man. Cet Anglais de 32 ans, a grandi dans une famille de musiciens.  Sa musique est un mélange de blues, de soul, de hip-hop et même de gospel. On n’est pas déçu car le jeune homme mérite bien sa réputation ! On aime sa voix puissante et ses sourires de petit garçon un peu surpris d’être là. Il est maintenant difficile de circuler un peu partout. On met donc un moment à se laisser transporter sur la Main Stage pour applaudir Jain.

La demoiselle  n’a plus à faire ses preuves. Avec seulement deux titres, « Come » et « Makeba » elle a su s’imposer sur la scène française. Sa pop, très influencée par le reggae et où les percussions dominent, nous donne instantanément envie de danser. Et puis, elle sait mettre le feu. Seule au début de son set elle met à peine deux minutes pour nous faire remuer….  Tout sourire, avec une simplicité désarmante, accompagnée d’excellents musiciens et de son fidèle looper, elle nous fait passer un moment charmant. On est déçus de la voir s’en aller, trop vite à notre goût.

Vers la fin de son set, on commence à entendre les exclamations du côté de la Greenroom. C’est VALD qui s’y agite. Doté d’une bonne dose de second degré, le jeune homme et ses comparses envoient leur hip-hop accompagné d’un public au taquet. Alors on ne va pas vous mentir, on n’a pas tenu longtemps. Et on a préféré repartir pour se restaurer avant la cohue de fin de journée.

On est assez curieux de découvrir le groupe qui suit. Die Antwoord. Controversé, choquant, agressif, moderne… Autant d’adjectifs qui fleurissent ici et là pour décrire le groupe. Il était temps de se faire une idée ! Ils sont clairement faits pour les festivals. Plus qu’un concert on assiste à un véritable spectacle : Dj, platines, projection, danseuses, tenues changeantes. Bref, normalement on devrait passer un bon moment. Sauf que…. On ne sait pas. La débauche de sons, d’images trash et la voix haut perchée de Yolandi, la chanteuse, perturbent quelque peu. Le public est aux anges, hurlant tant et plus à la moindre parole de Ninja, le chanteur. On reste quand même jusqu’à la fin, un poil abasourdis. Et on se dit finalement que … on ne sait toujours pas si on a aimé !

En attendant Major Lazer, qui doit commencer à 23h25, on retourne sur la Greenroom pour écouter le Dj Kungs passer des disques. Rien de neuf sous le soleil, mais son set permet de décompresser un peu.

Déjà bien chauffé par les Sud-Africains de Die Antwoord, le public hurle lorsque les lumières s’éteignent pour laisser entrer les américains de Major Lazer. Un autre spectacle s’offre à nous, plus soft que le précédent mais tout aussi intense. Djs, danseuses, effets pyrotechniques, tout y est ! Le public saute partout et laisse éclater sa joie. Le set passe vite. On finit fatigués mais le sourire aux lèvres. Et pour clôturer cette journée, c’est aux français Dirtyphonics de faire danser les courageux…

 

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