Aujourd’hui38 événements

Bains de Minuit Productions – les 2 ans

Bains de Minuit Productions – les 2 ans

Bains de Minuit productions BDM fête ses deux ans Style : concert anniversaire Date de l’événement : 21/04/2017

Site Web

L’association Bains de Minuit Productions fêtera son deuxième anniversaire le 21 avril prochain à la Maison Folie Wazemmes avec les groupes Chocolat et Shadow Motel. Lille La Nuit a rencontré une nouvelle fois Kevin Czerniewicz, fondateur de l’asso, pour faire le point sur ces deux dernières années et parler des événements à venir.

LLN : Quand nous avions fait le bilan de la première année tu avais fait 38 dates, est-ce que tu as fait le bilan de cette année ?

Kevin : Je n’ai pas calculé mais je sais qu’on va arriver à 100 avant la fin de l’année. Entre septembre et décembre on sera environ à 100 si on continue sur la même progression. En calculant vite fait je pense qu’on doit être à peu près à la même chose, soit environ 40 dates. On essaye d’avoir une régularité dans la programmation. On ne va pas faire un mois sans concerts et un mois avec 7 concerts. On est environ à 4 concerts par mois de moyenne. Il peut y avoir des mois à 5 et des mois à 3, mais il y a à peu près une date par semaine depuis deux ans.

LLN : On avait parlé lors du premier anniversaire de ton souvenir marquant, et c’était Chocolat justement. Du coup, ils reviennent cette année...

Oui oui, le premier concert marquant. C’est bien tombé parce que le 21 avril c’est pile le jour anniversaire, c’est à dire que l’asso a vraiment été créée le 21 avril 2015. C’est du gros hasard parce qu’on avait la disponibilité de la salle ce jour là et la dispo de Chocolat. L’idée de faire ça avec les Québécois était vraiment chouette parce que ça fait déjà deux fois qu’on les a fait jouer et la première date a été assez rocambolesque. Ils étaient arrivés à 23h, en retard, ils s’étaient trompés de route, de salle… ils étaient allés à la Péniche alors que c’était au Biplan ! On a dû annuler le concert. On a refait un concert le lendemain avec plein de monde. On est devenus très copains, ils sont revenus. Quand tu as un groupe que tu aimes beaucoup sur disque qui vient en live et qui est super cool, et en plus les mecs sont super gentils, tu te dis que c’est cool de faire ce métier. C’était la bonne occasion pour les faire venir pour cet anniversaire, autant artistiquement que humainement. C’est un peu ça l’idée dans Bains de Minuit : faire des choses qu’on aime artistiquement, et que ça se passe bien humainement. On ne fait pas ça pour de l’argent sinon on arrêterait. Et si c’est pour passer des moments avec des gens pas sympas… Donc c’est vraiment super que ça se passe avec eux.

LLN : De cette deuxième année quel est ton souvenir marquant ?

Il y en a eu plusieurs. Il y a eu déjà la première édition du Strawberry festival en septembre dernier. C’était à la Péniche, qui était notre partenaire principal. C’était super chouette de le faire là bas, je n’avais pas envie de le faire ailleurs. C’était une logistique ultra compliquée parce qu’il y avait la foire, mais ça s’est super bien passé, on a eu du monde. Pour moi c’est le souvenir de l’année le plus marquant. Après il y a eu plein de concerts. Le dernier concert à la Péniche c’était quelque chose aussi ! On a eu plein de bons moments là bas. Aussi beaucoup de dates au Biplan, le lieu où on a fait le premier concert il y a deux ans. Mais ce qui restera ce sont les concerts de la Péniche évidemment, parce que ça a fermé et on est un peu nostalgiques. C’était un chouette lieu. On va dire que l’ensemble des concerts resteront, et le festival parce que c’est un rêve de gamin.

LLN : On parlait de la fermeture de la Péniche, est-ce que c’est plus difficile pour toi aujourd’hui de faire autant de dates avec un lieu en moins ?

Oui et non. C’est à dire qu’il n’y avait pas que la Péniche en petite jauge, il y en a d’autres, par contre la particularité de cette salle c’est que c’était atypique puisque c’était un bateau. C’était la seule salle petite qui avait une scène, pour moi ça me paraît important pour le public de ne pas avoir une scène à plat où on ne voit strictement rien quand on est complet. Les conditions techniques étaient bonnes et puis surtout, et ça c’est important, c’est humainement. On s’est liés à des gens qui étaient comme des collègues, on se voyait toutes les semaines et ça se passait super bien, c’était des gens super pro. C’était un plaisir d’aller travailler avec eux. C’est une scène qui a réussi en 6 ans à travailler sur des styles différents, c’était connoté rock mais ils ne faisaient pas que ça, il y avait des choses pop, des choses electro, il y avait du hip-hop aussi… Mais toujours de la qualité. C’était vraiment une très bonne programmation de groupes et de découvertes. Ils ont réussi avec ça à faire venir du monde alors que ça n’est pas toujours facile de faire des groupes que personne ne connaît, sur des petites jauges où on peut prendre vite des fours. Ils avaient un taux de remplissage énorme et nous on surfait aussi là dessus. Ils n’auraient peut-être pas programmé les groupes qu’on faisait donc on leur apportait un public mais eux nous apportaient une notoriété. Quand on organisait un concert à la Péniche on avait une visibilité parce que ça faisait 6 ans qu’ils avaient réussi à fidéliser du monde, à être hyper dynamiques sur tous les points, depuis la communication aux conditions d’accueil du public et des groupes. C’était un peu la petite salle parfaite. C’est un peu plus dur de programmer dans d’autres salles parce que, sans vouloir les dénigrer, il n’y a pas les mêmes conditions (technique, accueil, etc). Ce n’est pas obligatoirement dans les mêmes quartiers. Les gens vont dans tel lieu, tel quartier et c’est compliqué de les initier à d’autres choses. J’ai l’impression qu’on recommence un peu à zéro parfois. Ce n’est pas négatif non plus parce qu’on s’aperçoit notamment à la Malterie qu’à chaque fois qu’on fait une date on a une nouvelle adhésion par ticket. Des gens qui n’allaient pas dans ces lieux maintenant viennent, donc le public bouge un peu. C’est plus compliqué sans la Péniche de faire de la découverte, ça c’est clair. Avant on pouvait se permettre à la Péniche de faire venir un groupe pour lequel il n’y avait pas une presse française sur internet et on se disait c’est pas grave, au pire on fait 60/70 personnes. Maintenant quand on fait un groupe sans presse qui n’est pas vraiment suivi par les spectateurs c’est un gros pari.

L’idée de cet anniversaire est de s’entourer des gens qu’on aime vraiment.

Kevin


LLN : On a déjà parlé du retour de Chocolat, mais il y a Shadow Motel qui a déjà joué pour vous aussi.

Shadow Motel a joué pour nous à l’anniversaire des 1 an et aussi lors du festival. L’idée à chaque fois, ou le plus souvent possible, est de faire jouer des premières parties locales et de mettre en avant la scène lilloise. Là on ne se voyait pas ne pas faire jouer un groupe du coin. Shadow Motel est un groupe qu’on connaît bien, qu’on suit depuis longtemps et ils sont plutôt bon. C’était assez naturel stylistiquement aussi puisque ça collait bien avec Chocolat. Et il y aura aussi Paillette Tempête avec qui on est proches parce qu’on produit presque toutes leurs dates depuis leur création. L’idée de cet anniversaire est de s’entourer des gens qu’on aime vraiment. Chocolat est devenu le groupe fétiche de l’asso, Shadow Motel c’est pareil, ce sont des gens qu’on connaît très bien et Paillette Tempête ce sont des collègues donc on va travailler tous ensemble main dans la main.

LLN : Et le lendemain il y une date à St So, ça fait un week-end anniversaire.

On va être un peu fatigués mais ça va être l’occasion de faire un « jour 2 ». J’ai un peu hésité à le faire mais on a deux styles bien différents et c’est aussi pour ça qu’on le fait. Cosmo Sonic c’est plus disco pop. Et il y aura aussi Paillette Tempête, je vais les épuiser !

LLN : Est-ce que cet été tu as aussi prévu quelques concerts ?

L’été à Lille les salles ferment. La seule qui reste ouverte c’est Saint Sauveur, donc on devrait avoir deux dates, une en juillet et une en août, si tout va bien. Mais surtout je prépare la deuxième édition du festival. Je ne peux pas trop en dire mais on peut dire que c’est début septembre...

Bains de Minuit Birthday Party
Chocolat + Shadow Motel + Paillette Tempête DJ set
Vendredi 21 avril 2017 – 20h / Maison Folie Wazemmes
tarifs : 10€ sur place, 9€ en prévente

Revenir au Mag Interviews

À lire aussi

389 queries in 0,332 seconds.