Aujourd’hui :
Revenir au Mag

The Toxic Avenger

Partager :
The Toxic Avenger

The Toxic Avenger, un pseudonyme choisi par Simon Delacroix en référence au film d’horreur parodique du même nom. La peur apparaît de manière implicite dans son nom. Et puis le 16 mai, arrive le premier album de Toxic Avenger intitulé « Angst » pour évoquer la crainte. Simon nous a dévoilé les facettes de son projet destiné à « faire pleurer les garçons et danser les filles ». Un objectif qui sera peut-être atteint mercredi 1er juin au Zénith de Lille avec The Bloody Beetroots et The Subs

Lillelanuit.com : Ton album « Angst » est disponible depuis 10 jours maintenant, est-ce que la peur que tu as pu ressentir pour la sortie de ce premier album s’est atténuée ? 

The Toxic Avenger : Oui, l’album a été bien accueilli. Je ne savais pas trop en fait, car je faisais beaucoup de musique de club assez bourrine avant. J’ai un peu atténué mon propos et rendu ça plus sophistiqué. Je me demandais si les gens qui m’écoutaient aller comprendre le but. Je crois qu’ils l’ont plutôt pas mal compris donc c’est plutôt cool. 

Lillelanuit.com : Et est-ce que le titre « Angst » a un rapport avec cette crainte ? 

The Toxic Avenger : Avec mes craintes en général, je suis plutôt un garçon angoissé. 

Lillelanuit.com : Ton album contient des morceaux assez différents, et pourtant derrière cette diversité se cache quand même un ordre avec "Angst One", "Angst Two", "Angst Three" et "Angst Four", comment s’est construit ce 1er album ? 

The Toxic Avenger : J’ai toujours un peu aimé les albums concept. Je trouvais ça assez cool d’avoir un fil conducteur dans mon album. Les « Angst » sont des morceaux très instrumentaux, c’était donc peut-être les plus difficiles d’accès pour un néophyte de ce genre de musique. C’était assez chouette de donner une colonne vertébrale au disque. 

Lillelanuit.com : En parcourant la tracklist, notre attention s’est focalisée sur « Pleurer les garçons », pourquoi ce titre ? 

The Toxic Avenger : C’est exactement ce que je voulais faire avec ce disque en fait : réussir à faire « pleurer les garçons », parce que c’est hyper compliqué de faire pleurer un garçon. Il montre moins ses émotions. Le postulat de base de cet album était de faire pleurer les garçons et danser les filles. Je me suis dit que si j’arrivais à faire pleurer un garçon ave mon disque, j’aurais tout réussi. 

Lillelanuit.com : Il paraît que la pochette de ton album a vraiment été mise en scène, quel était l’objectif ? 

The Toxic Avenger : Pour moi, la pochette reflète vraiment la musique du disque, ça peut être mélancolique ou angoissant pour certaines personnes avec la nuit qui tombe, cet ombre qui se dessine... Pour moi, c’est plus mélancolique qu’angoissant, mais j’aime bien cette double lecture. Je n’avais pas envie qu’il y ait des retouches. Je voulais que tout soit vrai, qu’on parte en haute montagne avec un groupe électrogène… Comme il existe Photoshop, c’était très simple pour nous de refaire la même chose, mais j’avais vraiment envie qu’on mette en place cette petite installation limite artistique, ça n’aurait pas eu la même saveur. 

Lillelanuit.com : Sur cette pochette, c’est donc la réalité comme dans le clip « Angst One » où tu te fais vraiment frapper, on peut dire que tu as vraiment recherché l’authenticité ? 

The Toxic Avenger : Oui, complètement. Ça m’énerve un peu de tricher, même quand on joue en live, puisque j’ai un groupe derrière moi. Ça aurait été facile de prendre un ordi et de balancer des séquences et de faire comme si je jouais car honnêtement ça se fait beaucoup dans l’Electro, mais j’ai décidé que pour nous, ce serait du vrai et que s’il y avait des pains, il y aurait des pains, ce n’est pas grave, il faut que les gens se réhabituent à ça. De nos jours, je remarque que le jeune public qui est là quand je joue est étonné parfois quand il y a une fausse note, que parfois ce n’est pas tout à fait au tempo. Ils ont perdu ce sens là en écoutant de l’Electro qui est au millimètre. 

Lillelanuit.com : Cet album contient différents featurings, comment s’est passée en particulier ta rencontre avec Lexicon (I’m your stalker) ?

The Toxic Avenger : Je connais Lexicon depuis quelques temps car je tourne beaucoup à l’étranger et notamment aux Etats-Unis, et le groupe vient de Los Angeles. On s’est rencontré là-bas, on a sympathisé en passant des nuits à faire les cons. Et comme sur cet album, je voulais inviter que mes potes, c’était logique pour moi de les inviter. 

Lillelanuit.com : En parlant de tes potes, on pourra voir Bonjour Afrique avec toi au Zénith de Lille mercredi 1er juin ?

The Toxic Avenger : Oui, oui, toujours, il m’accompagne sur scène en permanence. Je suis quasi persuadé que ce duo va devenir énorme. Je trouve leur musique assez géniale. 

Lillelanuit.com : A l’affiche ce jour là, il y a aura aussi Bloody Beetroots, quels sont vos liens ? 

The Toxic Avenger : On a le même background Rock et Punk. On s’est rencontré il y a 4 – 5 ans quand je commençais ce projet là. On s’est vraiment connu au début de nos projets et on est resté assez proche parce qu’on a connu les mêmes joies et les mêmes galères. C’est un plateau de potes avec les Bloody Beetroots et les Subs qui jouent ce soir-là au Zénith.

Lillelanuit.com : Tu fais beaucoup de remixes, c’est quoi le dernier sorti et celui qui va sortir ?
 
The Toxic Avenger : Le dernier que j’ai sorti, c’est « The Day I Die » de South Central. Et je vais sortir bientôt le remix du prochain single de Something à la Mode

Lillelanuit.com : Tu es à l’affiche de plusieurs festivals cet été, est-ce qu’il y en a un que tu attends plus que les autres ? 

The Toxic Avenger : En fait, c’est passé mais j’attendais beaucoup le festival de Bourges car on m’avait dit beaucoup de bien de ce festival. Je voulais donc vérifier ça de mes propres yeux et effectivement, c’était assez fou. On me dit la même chose de Solidays donc j’espère que ça va être tout aussi fou. Et pour finir, on va se barrer un petit peu aux Etats-Unis avec Bonjour Afrique.  

 

À lire aussi

429 queries in 0,858 seconds.