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The Electric Ducks

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The Electric Ducks

Le soleil rayonne sur Lille depuis le début de la semaine et c’est peut-être dû au passage des montpelliérains de The Electric Ducks. Au lendemain d’un concert au Bloom’s café, et juste avant leur passage à la Rumeur à Lille et au phare à Saint Omer nous avons rencontré Yannick (Lead Guitar), Guilhem (Vocals) et Stéphane (Rythmn Guitar) pour parler de l’été du groupe, la tournée en Angleterre, le 3e album et d'autres projets…

Aurélie : Comment s’est passé l’été de The Electric Ducks ?

Yannick : Il y a eu beaucoup de kilomètres parcourus : on a fait un passage en Suisse, au festival Guitare en scène, où on a pu faire la première partie de Joe Satriani. Il y avait aussi Iggy Pop à cet événement. Deux semaines avant, on était au Luxembourg sur un autre festival qui grossit d’année en année. Sans oublier Norwich en Angleterre au mois d’août pour cinq jours. On y était déjà allé au mois de mars mais là il y a eu en plus un passage remarqué sur la BBC. On a pris l’avion, pour la première fois, c’était cool, même s’il y en a qui n’étaient pas bien (il se tourne vers Guilhem). Et puis en France : partout où on veut de nous, on est là.

Aurélie : Cette tournée en Angleterre, au pays du Rock’N’Roll, a dû avoir un goût particulier pour vous…

Yannick : Le goût de la malbouffe oui ! (rires) C’est juste immonde de manger en Angleterre.
Stéphane : Non, la deuxième fois c’était beaucoup mieux quand même.
Yannick : Oui mais la bouffe reste la même : le cheddar en bloc, là comme ça ! (rires)

Aurélie : Mais comment avez-vous vécu l'expérience de jouer là-bas ? 

Yannick : Super ! Excellent, vraiment génial !
Guilhem : Super accueil du public. Toujours un peu froid au début parce qu'ils vous scrutent un peu : on chante en anglais, ils sont chez eux. Donc ils se disent « les petits français, qu’est-ce qu’ils vont nous faire ? ». Après, au bout du troisième morceau, ils rentrent dedans et tout se passe bien.
Stéphane : Oui c’est vrai qu’ils sont très curieux de se dire qu’il y a un groupe français qui fait du rock anglais. Donc ça attire. Ça peut nous desservir, mais on a su le tourner à notre avantage. Et puis maintenant, ils adorent ! Ils nous demandent « vous revenez quand ? », il y a de plus en plus de monde qui vient nous voir dans les clubs.
Yannick : Et puis c’est cool parce qu’en même temps, à chaque venue, les clubs grossissent. Donc c’est pas mal.
Guilhem : Mais ce n’est pas gagné d’entrée. Au début ils sont en retrait, ils observent, applaudissent timidement. Mais une fois que le concert est bien lancé, ils suivent.

Clément : Vous en avez profité pour essayer des morceaux du troisième album ?

Yannick : Oui, mais tu sais, ça fait presque un an qu’on les tourne. Déjà à l’époque du concert à l’Aéronef pour le Jailbreak (against cancer – cf reportage), on en avait joué deux/trois.
Stéphane : Oh non ! Plus !
Guilhem : Ça fait plus d’un an et demi qu’on joue les nouveaux morceaux, en plus des deux premiers albums.

The Electric Ducks à l'Aéronef en avril 2010

Clément : Alors vous en êtes où avec ce troisième album ?

Stéphane : Il y a beaucoup de projets en cours.
Yannick : Oui voilà. Sans s’avancer…
Stéphane : 2012, on ne sait pas quand, mais en 2012.
Yannick : On rentre en studio, on enregistre le troisième album et on le sort dans la foulée.
Stéphane : On est sur le projet d’un maxi peut-être avant fin 2011. C’est-à-dire un quatre titres qui annoncera la sortie d’un prochain album.

Clément : Pour faire patienter un peu les fans aussi en même temps…

Stéphane : Voilà. C’est encore incertain.
Yannick : C’est en bonne voie mais…
Stéphane : L’album, ce sera 2012, ça c’est sûr.

Clément : Quand vous essayez les morceaux, il y a un bon accueil du public par rapport aux précédents albums ?

Stéphane : Ah oui ! Et puis c’est l’évolution du groupe qui veut ça. On se sent appartenir de plus en plus à notre futur musical (le troisième album, NDLR), sans renier le reste. Mais c’est une évolution, aussi bien dans la musique, que dans la façon de chanter, et même dans la mise en scène. Donc on se retrouve à ce moment-là, dans ces chansons-là. Peut-être que dans quatre ans, cinq ans ou deux ans ce sera différent, mais c’est vraiment une évolution.
Guilhem : Et puis le premier album est sorti en 2008, donc ça commence à dater et le 2e Back’N’Forth en 2009/2010.
Stéphane : Ce qui est vraiment intéressant pour les gens qui suivent le groupe, c’est de voir cette évolution justement, entre le tout premier, le second et celui qui va arriver.

Clément : Vous êtes en plein dans cette phase d’évolution donc.

Yannick : Voilà. Tout en sachant très bien que là on approche vraiment de ce qui nous caractérise, au niveau du son, de la production des morceaux, de la composition et tout ça. On est vraiment dans ce qu’on va faire dans 30 ans encore ! (rires)… si on est toujours là !
Stéphane : On est vraiment dans cette ascension là.
Yannick : Après, on cherche aussi à… on nous compare à… parce que je sens la question arriver : à un moment ou un autre, je vais entendre AC/DC (rires) – le groupe a commencé en tant que tribute band d’AC/DC, NDLR.
Aurélie : Même pas !
Clément : Ça n’était même pas prévu ! J’en ai déjà parlé dans la review donc on ne va pas recommencer.
Yannick : Alors bien joué.
Guilhem : Mauvaise langue là le Yannick (rires).
Yannick : Nan mais c’est juste pour dire qu’on essaye vraiment de parcourir des trucs un peu nouveaux, on prend une autre voie. On a des projets de morceaux acoustiques.
Clément : Oui, vous ne reniez pas votre passé, mais il y a d’autres choses qui se construisent.
Yannick : Ah non non, on ne renie pas notre passé, c’était juste excellent. C’est ce qui a fait qu’on s’est réuni.
Guilhem : C’est AC/DC qui nous a réunis.
Stéphane : On a cette base dans les morceaux, mais chacun de nous amène quelque chose sur les nouveaux titres qui donne vraiment la sauce Electric Ducks, l’âme du groupe.
Guilhem : C’est vrai que pour tout ce qui est base batterie/rythmique, ça peut faire penser à AC/DC.
Clément : Oui voilà. C’est vrai que je ne vous connaissais pas quand j’ai vu le groupe à l’Aéronef, et ça se sent directement.
Guilhem : C’est l’efficacité qui nous plaît chez eux, voilà. Tellement simple et tellement pas simple à jouer. Tellement simple dans le rythme, dans la batterie et dans la basse. L’assise rythmique d’AC/DC, c’est une des plus grosses du monde.

Clément : Vous aviez fait un clip pour la sortie de Back’N’Forth. Pour le prochain, il faudra attendre la sortie du troisième album ?

Yannick : Oui, il faudra attendre. On a des idées bien précises mais, il faudra attendre le troisième album.
Stéphane : C’est-à-dire que chaque fois qu’on évolue, on évolue aussi avec des idées qui sont un peu plus grosses, donc des moyens un peu plus gros.
Yannick : Et puis quand tu es habitué à évoluer avec la bite et le couteau, tes projets vont crescendo.
Stéphane : C’est un investissement permanent, parce qu’on a tous pris la décision d’arrêter nos activités. On s’est dit on fait vraiment ça en tant que professionnel et voilà quoi. Ce choix là on l’assume mais c’est énormément d’investissement de notre part et aussi financièrement.

Aurélie : Dans les projets à venir, on parlait de l’Angleterre tout à l’heure, mais vous allez en Allemagne aussi en 2012, c’est ça ?

Yannick : Oué.
Stéphane : Ça c’est par rapport à l’Angleterre aussi puisqu’on a un correspondant, un musicien…
Yannick : Il a sa deuxième femme là-bas en fait (rires).
Stéphane : Nan c’est un musicien qui était assez connu dans les années 70. On s’est fait repéré par une radio anglaise. Après on a envoyé un mail, lui nous a contacté. On a fait des échanges de dates. Puis lui, il a des contacts. Il va en Allemagne aussi avec un tourneur qui va organiser des mini-tournées pour faire découvrir des nouveaux groupes de la scène montante rock. Donc le projet est certainement pour mars-avril-mai…
Yannick : Et encore, tout dépend ! Parce qu’on est toujours en suspens. C’est-à-dire que derrière on a aussi des projets en cours qui font que peut-être on ne va pas le faire tout de suite. On planifie ça pour mars/avril pour l’Allemagne mais on peut tout aussi bien avoir un coup de téléphone au mois de février qui fait que tout va être chamboulé.
Stéphane : On essaye d’avoir beaucoup de choses et après…
Clément : Les faire une à une.
Stéphane : Voilà. Il vaut mieux avoir beaucoup de projets qu’un seul qui s’effondre. On essaye d’avoir des roues de secours un peu partout.
Clément : Et ces autres projets, c’est quoi ?...
Sourire des membres du groupe
Stéphane : Un film porno fin 2012, avec Guilhem en guest star (rires). Après, on ne peut pas trop s’avancer sur les autres projets.
Yannick : Tant qu’il n’y a rien d’écrit sur papier, on préfère ne pas en parler. On ne veut pas se griller auprès de (il se penche vers le micro) Sony BMG quoi ! (rires)

Aurélie : Cette semaine vous êtes à Lille. Vous étiez au Bloom’s café hier soir. Comment ça s’est passé ?

Yannick : Comme un petit club un mardi soir, c’était excellent. On a fait quoi ? Une trentaine d’entrées ? Comme d’habitude, on a appliqué la politique de la maison : c’est-à-dire qu’il y ait un million de personnes ou dix devant, on joue pareil.

Aurélie : Vous jouez régulièrement dans le Nord. Vous avez un lien particulier avec la région ?

Guilhem : Ah oui, depuis 2007 on vient tous les ans, à fréquence d’un ou deux concerts. Béthune aussi.
Yannick : « béthun » pas Béthune (rires)
Stéphane : Lille, Cambrai, la Belgique aussi. Arras…

Aurélie : Et c’est grâce à Louis (manager du groupe et présent pendant l’itw) ou il y a d’autres raisons ?

Stéphane: Non non, c’était bien avant Louis. Lui on l’a trouvé au bois de Boulogne.
Yannick : Sur le bon coin ! (rires)

Aurélie : Justement en parlant de Béthune, Yannick tu as une relation particulière avec le beffroi ?

Yannick : Oué oué. Tout à l’heure je parlais de la deuxième femme de Séb, là c’est la mienne !
Guilhem : Il va se recueillir tous les ans à chaque fois qu’il vient.

Aurélie : On a surtout regardé la vidéo de juin où tu es descendu du beffroi en tyrolienne. Comment ça s’est passé pour l’organisation ?

Yannick : En fait, le GIPN était là pour me sécuriser, m’harnacher etc. Le contrat de Béthune était signé depuis 7/8 mois et c’était prévu qu’il se passe quelque chose d’intéressant avec le beffroi.
Stéphane : Après c’est ce dont on parlait avant, c’est de l’investissement. On a un cachet qui est prévu, on se dit : voilà, on va essayer de faire quelque chose de bien.
Yannick : On prend sur ce cachet qu’on nous donne, on prend une partie pour reverser aux mecs qui vont nous assurer. Parce que l’année d’avant… c’était l’année d’avant ?
Stéphane : En 2009, il était monté sur le beffroi et on s’est dit ce serait bien qu’il le descende. Après, ça s’est acheminé jusqu’à ce projet là.
Yannick : Je ne suis pas sujet aux vertiges mais c’est quand même assez impressionnant quoi.
Clément : C’était la première fois que tu faisais de la tyrolienne ?
Yannick : À cette hauteur oui.
Guilhem : Surtout à poil avec des ailes d’ange et une guitare. (Rires)
Yannick : C’est peu commun oui. Et une chaussette sur les parties !
Guilhem : Ça a été exigé par la préfète. Elle est encadrée la chaussette.
Stéphane : C’était bien !
Yannick : Ça fait peur quand même.

Clément : Quels sont vos autres projets pour la rentrée ?


Yannick : Il me faut une nouvelle trousse parce que l’autre est trop vieille.
Guilhem : Moi ma calculatrice est morte (rires).
Stéphane : Moi j’arrête les cours.
Clément : Ce sont les projets secrets…
Stéphane : Oui il y a en partie ça. Après, c’est nos projets à nous, avec Louis qui cherche à booker des dates pour nous, continuer à ce qu’on puisse jouer, communiquer notre musique partout.
Yannick : Il y a peut-être un projet aussi de grosse première partie d’un groupe. Voilà.
Clément : …on n’en dit pas plus !
Yannick (imitant Sarko) : Et puis écouter monsieur poivre d’Arvor, j’en dirais pas plus (rires).
Aurélie : On suivra ça alors.
Yannick : Si tu veux à ce sujet, je fais mon petit coup de pub : nouveau site internet. Toujours pareil : www.electricducks.com.
Aurélie : Oui on a vu ça.

www.electricducks.com
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