Soirée ambiance "showcase privée" ce soir à l'Aéronef ! Une petite scène instalée dans la grande salle de spectacle, une dizaine de rangées de sièges pour l'occasion, et un éclairage minimaliste pour profiter au mieux de cette soirée...
Ray Lema Trio est le seul à occuper l'affiche ce soir, et l'absence de première partie ampute à l'unique show d'une heure et demie. Le public prend progressivement place dans la salle, un petit quart d'heure avant le début annoncé, mais la salle peine à se remplir... au final une soixantaine de personnes prend place dans les gradins.
Le trio entame sa prestation par quelques morceaux instrumentaux, librement inspirés du Jazz avec un grand J, et l'on s'étonne du talent des musiciens. Le bassiste avec ses harmoniques à répétition n'est pas sans rappeler un certain Victor Wooten , les gants en plus. Le batteur, Francis Lassus, n'est plus à présenter en France, il a tourné avec les plus grands. Ray Lema, le pianiste, touche par sa sensibilité artistique, et son approche du piano.
Finie cette "mise en bouche" musicale, Ray Lema enchaine ses compositions et pièces musicales dont un hymne à Sao Tome, un pays d'Afrique centrale, dans une pièce éponyme d'une bonne dizaine de minutes. Les autres morceaux se suivent et se ressemblent, mais la prestation reste mitigée, malgré de très bons morceaux, comme Paradox, qui restent avant tout instrumentaux... On regrette la "faiblesse" de la voix de Ray Lema face aux instruments. On ne sait si l'on se trouve à un concert de Jazz auquel s'appose une voix "en décalage", ou à un concert pop, mais à l'influence jazzy écrasante.
Le public, à tâtons, trouver sa place dans ce concert, provoquant le départ de certains et l'excitation d'autres ; les départs sont opposés aux tapements de mains et aux pas de danse improvisés de certaines personnes. Tout ceci a cependant raison de la prestation du groupe, qui après un unique morceau de rappel, choisit de ne pas revenir sur scène, à la semi déception du public.
Courte soirée laissant des sentiments ambigus face à un groupe qui, malgré le talent dont il fait preuve, a simplement eu du mal à trouver sa place dans ces lieux.