Labo, parmi les étoiles, apporte One billion satellites sur Terre.
One billion satellites, est le résultat des expériences menées en studio par des laborantins lillois unis sous le nom de Labo. Oubliés les gants en latex, les blouses blanches, les lunettes de protection, ils se sont armés d’énergie, de samples électro, de moments alternatifs purs pour concevoir un album qu’ils qualifient eux-mêmes de patchwork.
Ces étonnants couturiers se décomplexent et osent donner à entendre un album qui n’est pas uniforme, aseptisé mais juste, étrangement cohérent malgré des sonorités éclatées, complexes et minutieusement travaillées.
Chaque fibre composante de l'album est issue d'une influence plus ou moins revendiquée, plus ou moins digérée. Archive est la fibre la plus vraisemblable, Placebo, la moins prégnante mais qui transparaît avec cœur dans la structure de la maille.
OL, le chanteur du combo, accorde beaucoup d’importance à l’écriture des paroles. On peut y voir à plusieurs reprises, l’épiphanie des sexes, la répulsion des liens, l’apologie de la relation alambiquée. Avec le titre « Echoes », on assiste à la rencontre des maîtres de l’émo belge et de la sulfureuse pop luxembourgeoise, ou comment y voir l’union sacrée de Venus et de Placebo.
One billion satellites est un album surprenant capable de désorienter et d’intéresser les plus sceptiques. « 2late2high » ravira les clubbers, ceux qui savent se déhancher sur le dance-floor. Les autres ont tout intérêt à réserver leurs places pour les prochains concerts du groupe. Transe, transpiration (c’est moins sexy), balades voluptueuses, riffs rock’n roll seront au rendez-vous. Expérience réussie !
Retrouvez cet article sur vailloline.com